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FIRST Championship, le championnat mondial de la robotique pour les moins de 18 ans

Posté le 23 Avr 2019 dans Zoom On par

Les nouvelles technologies, la robotique, la programmation et l’ensemble de ces thématiques sont loin d’être réservées aux gourous des nouvelles technologies ou aux entreprises spécialisées. C’est de ce postulat qu’est parti Dean Kamen pour créer une compétition internationale de robotique où des créations originales devraient s’affronter lors d’épreuves aussi diverses que variées. Ainsi, en 1992, s’ouvre le premier championnat FIRST. Son but ? « Rivaliser pour le cœur et l’esprit des enfants avec l’excitation du Super Bowl. » Être capable de replacer les sciences et les technologies au cœur des préoccupations des jeunes. Créer un sport où tous les adolescents deviendraient professionnels grâce aux compétences acquises au cours de ces compétitions. La France compte aujourd’hui deux équipes : Robo’Lyon et T-Frogs.

Des robots en pleine action !

Une compétition qui a largement pris son envol

Ce petit concours américain est aujourd’hui devenu la plus grande rencontre de robots pour les jeunes de 6 à 18 ans. En 2018, plus de 61 000 équipes du monde entier ont participé, soit plus de 530 000 étudiants à travers le globe ! FIRST semble déjà avoir atteint ses objectifs de porter l’intérêt des étudiants sur les carrières scientifiques et technologiques.
Depuis cette année, les compétitions sont divisées par tranche d’âge. La pionnière est la FIRST Robotics Competition, soutenue par des partenaires prestigieux tel que Boeing, Lego, la Nasa ou encore FedEx.

Durant le SIDO nous avons eu l’opportunité de rencontrer l’équipe de Robo’Lyon, 5 553e équipe inscrite au FIRST Robotics Competition mais première équipe à porter les couleurs françaises depuis l’édition 2014 / 2015. Ces lycéens de Notre Dame de Bellegrade (Neville-sur-Saône) ont pris le temps de nous expliquer les enjeux et objectifs de leur participation au FIRST.

Édition Steampunk de FIRST

Comment se déroule une participation au FIRST ?

En amont, il est nécessaire de trouver des personnes motivées pour porter ce projet. Mais aussi des soutiens financiers et des sponsors qui sont prêts à supporter l’équipe dans ses déplacements internationaux. Puis, d’autres électrons libres peuvent se greffer à l’équipe en tant que mentor, pour aider les plus jeunes, ou encore en tant que parrain, pour soutenir les nouveaux arrivants.

Après l’inscription d’une équipe et la récupération de son numéro, le plus dur reste encore à parcourir pour atteindre la grande finale aux USA. Avant cela, il faudra se classer durant les phases de poule régionale à Montréal. Une fois divisé en pôle pour plus d’efficacité, la première phase peut commencer. Cette première partie est la révélation du thème annuel. Une vidéo de présentation explicite les règles et le déroulement des parties. Chaque année se place sous le signe d’un thème, le recyclage en 2015, l’univers Steampunk en 2017 ou encore l’espace pour l’année 2019. Une fois que l’équipe a pris connaissance du cahier des charges, tous ses membres se mettent en action !

Il faut réfléchir à la conception du robot avec sa base pilotable et ses différentes fonctionnalités. Il faut également imaginer plusieurs scénarios suivant les possibilités offertes par l’arène. L’étude de cette dernière est primordiale : comment marquer des points ? Comment être le plus efficace possible sur le terrain ? Quels moyens mettre en œuvre pour répondre aux divers challenges techniques de cette année ? Tout en composant avec les règles du jeu : les matchs se déroulent en équipe de trois contre trois qui sont, au début, créées de manière aléatoire. Donc, il faut penser son robot tout en imaginant les partis pris des autres équipes. Si les trois robots sont capables de manipuler des balles, mais aucun d’eux de grimper des marches la victoire peut être compromise.

Puis, il est nécessaire d’usiner les pièces, de les assembler et de s’assurer de la fonctionnalité du robot. Par dessus l’ensemble de ses contraintes : créer un programme en C++ pour piloter le robot à distance ! Tout ceci dans un temps limité, quelques semaines tout au plus pour une équipe française. Car elle doit envoyer son robot en avance pour s’assurer de son arrivée avant la date butoir. Sans compter la nécessité de créer deux robots identiques pour en avoir un pour la compétition et un autre pour le post-event.

L’arène de Deep Space (2019)

C’est parti pour le grand voyage de Robo’Lyon

Un véritable parcours du combattant pour des lycéens qui composent entre leurs horaires de cours et leur investissement au sein de Robo’Lyon. A la clé : un voyage à Montréal où leur robot va disputer les premières phases pour tenter de décrocher son billet pour la finale. Un match dure trois minutes et commence toujours par une phase où les pilotes ne voient pas leur robot. Celui-ci doit alors soit être autonome et effectuer une ou plusieurs actions soit être piloté uniquement grâce aux caméras embarquées. Si la machine parvient à effectuer des actions, comme placer un disque sur un support, l’équipe marque plus de points en aveugle. Une fois cette première phase terminée, le véritable match commence !

Les conducteurs font vrombir les moteurs pour appliquer la stratégie pensée par l’équipe. Suivant les atouts du robot, ils suivent un planning pensé pour marquer le plus grand nombre de points. Évidemment, cela se passe rarement exactement comme prévu. Les robots se tamponnent, se gênent, se piquent les objets et ont parfois des pannes ! Les aléas du direct, il faut composer avec l’aléatoire pour tirer son épingle du jeu. La coopertition est largement favorisée, car si la compétition est féroce, elle se déroule systématiquement dans le respect.

A l’issu des trois jours de compétition, le classement final est dévoilé et seules les 15 meilleures équipes décrochent leur place pour les US.

Archimède, l’une des réalisations de Robo’Lyon

Le palmarès de Robo’Lyon

L’équipe fondée en 2015 n’est jamais repartie bredouille lors de ses participations au FIRST. Elle a même par deux fois participé à la finale aux Etats-Unis, à Saint-Louis en 2017 et à Détroit en 2018. C’est à Montréal d’où elle rapporte toujours des prix aussi valorisants que prestigieux.

  • Prix de l’entrepreneuriat – 2015
  • Prix de la sécurité – 2016
  • Prix du président – 2017 Récompense la plus prestigieuse de la compétition
  • Gagnants Montréal – 2017
  • Prix de l’inspiration en Génie – 2018
  • Prix du Professionnalisme Coopératif – 2019

Cette belle équipe a fait des émules en France et a inspiré T-Frogs qui concourt sous le numéro 6541.

L’aventure n’est pas près de s’arrêter pour cette équipe française qui ambitionne de participer aux prochaines éditions et de retourner aux États-Unis pour affronter les équipes les plus prestigieuses. On leur souhaite en tout cas plein de réussite !

Sources : robolyon, firstinspires, robotiquefirstquebec, festivalrobotique




Un commentaire pour
“FIRST Championship, le championnat mondial de la robotique pour les moins de 18 ans”

  • super article qui définie superbement les enjeux de la compétition et ce que Dean Kamen a voulu créer


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