FIRST Championship, le championnat mondial de la robotique pour les moins de 18 ans

Posté le 23 avril 2019 par

Les nouvelles technologies, la robotique, la programmation et l’ensemble de ces thématiques sont loin d’être réservées aux gourous des nouvelles technologies ou aux entreprises spécialisées. C’est de ce postulat qu’est parti Dean Kamen pour créer une compétition internationale de robotique où des créations originales devraient s’affronter lors d’épreuves aussi diverses que variées. Ainsi, en 1992, s’ouvre le premier championnat FIRST. Son but ? « Rivaliser pour le cœur et l’esprit des enfants avec l’excitation du Super Bowl. » Être capable de replacer les sciences et les technologies au cœur des préoccupations des jeunes. Créer un sport où tous les adolescents deviendraient professionnels grâce aux compétences acquises au cours de ces compétitions. La France compte aujourd’hui deux équipes : Robo’Lyon et T-Frogs.

Des robots en pleine action !

Une compétition qui a largement pris son envol

Ce petit concours américain est aujourd’hui devenu la plus grande rencontre de robots pour les jeunes de 6 à 18 ans. En 2018, plus de 61 000 équipes du monde entier ont participé, soit plus de 530 000 étudiants à travers le globe ! FIRST semble déjà avoir atteint ses objectifs de porter l’intérêt des étudiants sur les carrières scientifiques et technologiques.
Depuis cette année, les compétitions sont divisées par tranche d’âge. La pionnière est la FIRST Robotics Competition, soutenue par des partenaires prestigieux tel que Boeing, Lego, la Nasa ou encore FedEx.

Durant le SIDO nous avons eu l’opportunité de rencontrer l’équipe de Robo’Lyon, 5 553e équipe inscrite au FIRST Robotics Competition mais première équipe à porter les couleurs françaises depuis l’édition 2014 / 2015. Ces lycéens de Notre Dame de Bellegrade (Neville-sur-Saône) ont pris le temps de nous expliquer les enjeux et objectifs de leur participation au FIRST.

Édition Steampunk de FIRST

Comment se déroule une participation au FIRST ?

En amont, il est nécessaire de trouver des personnes motivées pour porter ce projet. Mais aussi des soutiens financiers et des sponsors qui sont prêts à supporter l’équipe dans ses déplacements internationaux. Puis, d’autres électrons libres peuvent se greffer à l’équipe en tant que mentor, pour aider les plus jeunes, ou encore en tant que parrain, pour soutenir les nouveaux arrivants.

Après l’inscription d’une équipe et la récupération de son numéro, le plus dur reste encore à parcourir pour atteindre la grande finale aux USA. Avant cela, il faudra se classer durant les phases de poule régionale à Montréal. Une fois divisé en pôle pour plus d’efficacité, la première phase peut commencer. Cette première partie est la révélation du thème annuel. Une vidéo de présentation explicite les règles et le déroulement des parties. Chaque année se place sous le signe d’un thème, le recyclage en 2015, l’univers Steampunk en 2017 ou encore l’espace pour l’année 2019. Une fois que l’équipe a pris connaissance du cahier des charges, tous ses membres se mettent en action !

Il faut réfléchir à la conception du robot avec sa base pilotable et ses différentes fonctionnalités. Il faut également imaginer plusieurs scénarios suivant les possibilités offertes par l’arène. L’étude de cette dernière est primordiale : comment marquer des points ? Comment être le plus efficace possible sur le terrain ? Quels moyens mettre en œuvre pour répondre aux divers challenges techniques de cette année ? Tout en composant avec les règles du jeu : les matchs se déroulent en équipe de trois contre trois qui sont, au début, créées de manière aléatoire. Donc, il faut penser son robot tout en imaginant les partis pris des autres équipes. Si les trois robots sont capables de manipuler des balles, mais aucun d’eux de grimper des marches la victoire peut être compromise.

Puis, il est nécessaire d’usiner les pièces, de les assembler et de s’assurer de la fonctionnalité du robot. Par dessus l’ensemble de ses contraintes : créer un programme en C++ pour piloter le robot à distance ! Tout ceci dans un temps limité, quelques semaines tout au plus pour une équipe française. Car elle doit envoyer son robot en avance pour s’assurer de son arrivée avant la date butoir. Sans compter la nécessité de créer deux robots identiques pour en avoir un pour la compétition et un autre pour le post-event.

L’arène de Deep Space (2019)

C’est parti pour le grand voyage de Robo’Lyon

Un véritable parcours du combattant pour des lycéens qui composent entre leurs horaires de cours et leur investissement au sein de Robo’Lyon. A la clé : un voyage à Montréal où leur robot va disputer les premières phases pour tenter de décrocher son billet pour la finale. Un match dure trois minutes et commence toujours par une phase où les pilotes ne voient pas leur robot. Celui-ci doit alors soit être autonome et effectuer une ou plusieurs actions soit être piloté uniquement grâce aux caméras embarquées. Si la machine parvient à effectuer des actions, comme placer un disque sur un support, l’équipe marque plus de points en aveugle. Une fois cette première phase terminée, le véritable match commence !

Les conducteurs font vrombir les moteurs pour appliquer la stratégie pensée par l’équipe. Suivant les atouts du robot, ils suivent un planning pensé pour marquer le plus grand nombre de points. Évidemment, cela se passe rarement exactement comme prévu. Les robots se tamponnent, se gênent, se piquent les objets et ont parfois des pannes ! Les aléas du direct, il faut composer avec l’aléatoire pour tirer son épingle du jeu. La coopertition est largement favorisée, car si la compétition est féroce, elle se déroule systématiquement dans le respect.

A l’issu des trois jours de compétition, le classement final est dévoilé et seules les 15 meilleures équipes décrochent leur place pour les US.

Archimède, l’une des réalisations de Robo’Lyon

Le palmarès de Robo’Lyon

L’équipe fondée en 2015 n’est jamais repartie bredouille lors de ses participations au FIRST. Elle a même par deux fois participé à la finale aux Etats-Unis, à Saint-Louis en 2017 et à Détroit en 2018. C’est à Montréal d’où elle rapporte toujours des prix aussi valorisants que prestigieux.

  • Prix de l’entrepreneuriat – 2015
  • Prix de la sécurité – 2016
  • Prix du président – 2017 Récompense la plus prestigieuse de la compétition
  • Gagnants Montréal – 2017
  • Prix de l’inspiration en Génie – 2018
  • Prix du Professionnalisme Coopératif – 2019

Cette belle équipe a fait des émules en France et a inspiré T-Frogs qui concourt sous le numéro 6541.

L’aventure n’est pas près de s’arrêter pour cette équipe française qui ambitionne de participer aux prochaines éditions et de retourner aux États-Unis pour affronter les équipes les plus prestigieuses. On leur souhaite en tout cas plein de réussite !

Sources : robolyon, firstinspires, robotiquefirstquebec, festivalrobotique

Cybersécurité : 3 baromètres des cyberattaques à connaître en 2019

Posté le 21 février 2019 par

Force est de constater que les risques liés aux cyberattaques sont plus que jamais au coeur des préoccupations des responsables informatiques du pays, et de l’industrie 4.0 en général.
En ce début d’année 2019, plusieurs enquêtes de cybersécurité semblent converger vers une même idée : les risques cyber et les inquiétudes qui en découlent sont en constante progression. En 2015 déjà, plus de 8 entreprises sur 10 étaient visées par une cyberattaque. Face à ce constat alarmant, une cause assez évidente : trop peu de candidats sur le marché de la cybersécurité dus en partie à un nombre beaucoup trop restreint voir quasi-inexistant de formation française de cybersécurité. Silkhom vous propose, dans ce contexte, d’établir un résumé des principaux baromètres de la cybersécurité 2019 afin de mieux discerner l’évolution des risques en France. Ces baromètres ne sont pas tous similaires dans la mesure où ils abordent la sécurité et les risques cyber d’une façon différente l’un à l’autre.


1. Le baromètre du Club des Experts de la Sécurité de l’Information et du Numérique (CESIN) : un constat stable mais peu rassurant

Le contexte de l’étude

  • Étude quantitative réalisée par OpinionWay sur la cybersécurité auprès de 174 membres du CESIN
  • L’échantillon a été interrogé par Internet sous système CAWI (Computer Assisted Web Interview)
  • L’étude a été effectuée du 23 novembre au 26 décembre 2018
  • OpinionWay a réalisé cette enquête en appliquant les procédures et règles de la norme ISO 20252

En collaboration avec OpinionWay, le CESIN a dévoilé dernièrement des conclusions intéressantes lors de son baromètre annuel sur la cybersécurité pour 2019. D’après le rapport, le nombre de cyberattaques reste en effet relativement stable pour plus de la moitié des entreprises touchées en 2018 (53% en progression de +8 points par rapport à 2017). Cependant, pour 41%, ces cyberattaques ont augmenté en l’espace d’un an. Il convient toutefois de rappeler que ce chiffre s’élevait à 48% en 2017. Si le nombre de cyberattaques constatées tend à se stabiliser, huit entreprises sur dix continuent d’être touchées chaque année.

80 % ont subi au moins une cyberattaque en 2018

C’est le chiffre phare de l’étude. Plus impressionnants encore, 48% de ces entreprises ont subi au moins quatre cyberattaques sur les 12 derniers mois. C’est pourquoi certaines conclusions de ce baromètre du CESIN s’avèrent beaucoup plus inquiétantes. En effet, les cyberattaques rencontrées seraient de plus en plus nocives et influentes sur le business des entreprises. Ce serait même 59% des sociétés touchées qui auraient constaté un impact négatif après avoir subi une cyberattaque. Ce chiffre est en hausse de 10 points par rapport à janvier 2018.

Parmi ces impacts négatifs liés aux cyberattaques, on constate le ralentissement de la production (26%), l’indisponibilité du site web (23%), le retard sur la livraison auprès des clients (12%), ou encore la perte de CA (11%), l’arrêt de la production pendant une période significative (9%).

On notera également que parmi les entreprises qui ont connu des cyberattaques ayant une influence sur le business, 22% d’entre eux rencontrent d’autres impacts non cités, notamment une augmentation de la charge de travail, une baisse de productivité des collaborateurs, ou encore une mauvaise réputation de l’entreprise. On constate également que quand une entreprise est touchée, elle l’est sur une période beaucoup plus significative qu’auparavant.

Parmi les attaques les plus répandues, on retrouve en première position le phishing ou spear-phising pour 73% des entreprises touchées, suivi par des arnaques au président pour 50% des entreprises touchées, et enfin des infections par malware & cryptolocker ou ransomware pour 44% des entreprises touchées.

Des solutions en matière de cybersécurité pour contrer ces attaques

56% des RSSI (Responsable sécurité des systèmes d’information), ayant pris part à l’étude Cesin 2019, ont déja mis en place des solutions basées sur de l’intelligence artificielle, ou envisagent de le faire. Ce serait même 50% des RSSI interrogés qui auraient déja souscrit à une cyber-assurance (en hausse de 10 points par rapport à l’année dernière). Cependant, seulement 10% des RSSI ont mis en place un programme intégralement dédié à la cyber-résilience. Les solutions limitant les risques semblent se multiplier, même si toutefois, 51% des RSSI pensent que leurs entreprises sont capables de faire face aux cyberattaques (en baisse de 12 points par rapport à l’année dernière).

D’autres chiffres significatifs de l’étude

  • 98% des entreprises pensent que les employés qui ont recours aux services cloud non approuvés consitituent un risque réel majeur (shadow IT)
  • 90% des entreprises pensent la même chose de l’utilisation de devices personnels au travail (idem pour le télétravail et l’accès au réseau en mobilité pour 45% des entreprises)
  • 91 % des entreprises constatent « une pénurie de ressources humaines en cybersécurité ».
  • 61 % des RSSI interrogés pense qu’il faudra inéluctablement passée par la formation et la sensibilisation des utilisateurs
  • 60 % des RSSI pense que cela passera également par des investissements conséquents en matière de cybersécurité
  • 59 % des entreprises auraient planifié une rallonge budgétaire dans le secteur de la cybersécurité pour l’année à venir

Source : Baromètre Cesin 2019


2. La baromètre Allianz 2019 (Allianz Global Corporate & Specialty SE)

Ce baromètre est quelque peu différent du précèdent dans la mesure où celui-ci se positionne sur les risques et les préoccupations des différents acteurs intérrogés. Il ne s’agit pas de dresser un panorama des cyberattaques rencontrées, mais plutôt de comparer les risques cyber et la cybersécurité avec d’autres risques potentiels pour les entreprises. C’est pourquoi chaque année, Allianz réalise le baromètre des risques liés au développement des technologies dans le monde. Bien que les risques classiques soient toujours présents (catastrophes naturelles, interruption d’activité, réputation…), c’est les risques liés à la cybersécurité qui occupe cette année la première place du classement. C’est la première fois depuis les huit éditions du baromètre, que la cybersécurité occupe la première place. L’étude indique d’ailleurs que la France est le seul pays majeur à faire de la cybersécurité son principal risque pour 2019.

Le contexte de l’étude

  • 2 415 répondants venant de 86 pays différents
  • Les répondants sont des clients, des courtiers, des organisations industrielles et commerciales, ou encore des consultants en risques, des souscripteurs, des cadres supérieurs et des experts en sinistres du secteur de l’assurance d’entreprise, en contact avec le groupe Allianz
  • Les répondants se sont soumis au sondage durant les mois d’octobre et novembre 2018
  • L’étude porte sur toutes les tailles d’entreprises
  • Les répondants ont été invités à sélectionner des secteurs pour lesquels ils étaient particulièrement bien informés et à nommer jusqu’à trois risques qu’ils jugeaient les plus importants
  • Les répondants concernés pouvaient fournir des réponses pour un maximum de deux industries, ce qui signifie qu’il y avait un total de 2 882 réponses à un sondage sur 2 415 répondants.
  • La plupart des réponses concernaient les grandes entreprises (> 500 millions d’euros de recettes annuelles) [1 445 réponses 50%]
  • Les entreprises de taille moyenne (revenus compris entre 250 et 500 millions d’euros) ont fourni 619 réponses (21%)
  • Les petites entreprises (revenus inférieurs à 250 millions d’euros) ont généré 818 réponses (28%)
  • 22 secteurs de l’industrie sont représentés par des experts en risques respectifs
  • Les changements importants dans le baromètre Allianz du risque sont déterminés par les positions d’une année sur l’autre et non par des pourcentages

Une croissance des incidents cyber toujours plus forte

Selon 41% des sondés, les incidents cyber arrivent en tête de liste des risques. Arrivent ensuite les interruptions d’activités (40%), en baisse de 7 points par rapport à 2018. On notera également que d’autres risques sont cités dans le top 5 tels que les incendies (29%), les catastrophes naturelles (28%) et les évolutions parlementaires et législatives (28%). Selon Corinne Cipière, CEO d’AGCS France : « Les entreprises françaises sont de plus en plus préoccupées par la fréquence et la gravité croissante des incidents cyber, les plaçant ainsi pour la première fois en tête du classement des risques en France »

Une répartition des risques différente en Allemagne, aux États-Unis et en Chine

Sur le plan européen et mondial, le baromètre des risques 2019 place les incidents cyber en tête des préoccupations (38% et 37% des répondants) avec une constante progression au cours des ces dernières années. Contrairement à la France, certains pays comme l’Allemagne, les États-Unis et la Chine classent les interruptions d’activités en tête de leurs préoccupations. Les incidents cyber arrivent tout de même en seconde position pour les Allemands et les Américains. La Chine quant à elle surprend, puisqu’elle ne place pas la cybersécurité parmi les risques principaux.

Source : Baromètres des risques 2019 Allianz


3) Le baromètre cybersécurité 2019 par Sylob, l’Usine Nouvelle, et Hub One

Moins connu que les deux précédents baromètres, celui-ci se positionne principalement sur la cybersécurité des PMI (Petites et Moyennes Industries). L’éditeur et intégrateur de solutions de gestion intégrée Sylob est à l’origine de cette étude, avec collaboration de l’Usine Nouvelle et Hub One. Elle a pour objectif de dresser un panorama de la cybersécurité en France auprès des entreprises industrielles. 205 dirigeants/DSI d’entreprises industrielles multisecteurs se sont soumis à l’étude en novembre 2018. Deux constats sont ressortis de l’étude : les dirigeants reconnaissent avoir subi des cyberattaques, et ces derniers sont conscients de l’importance de la mise en place d’une politique de cybersécurité afin d’éviter des arrêts de productions et des pertes financières. Les solutions Cloud étant de plus en plus plébiscitées par les PMI.

La cybersécurité dans les PMI françaises, quid ?

Parmi les 205 dirigeants/DSI d’entreprises industrielles multi-secteurs, le baromètre Sylob relève que :

  • Un ou plusieurs incidents de cybersécurité est survenu au cours des 12 derniers mois pour 67% des dirigeants interrogés
  • Les attaques de type ransomware (63% des répondants) sont les plus redoutés parmi toutes les attaques cyber
  • Les infections par des logiciels-espion arrivent en seconde position avec 47% des répondants
  • La destruction ou l’altération d’information arrivent en troisième position avec 42% des répondants
  • Les données sensibles des entreprises seraient la cible principale de ces attaques pour 30% des répondants
  • Parmi ceux qui ont été victimes d’une attaque ransomware, seulement 6% ont payé une rançon

Les attaques sont aujourd’hui bien réelles, et les entreprises industrielles en sont aujourd’hui parfaitement conscientes. D’autant plus qu’elles reconnaissent que ces attaques ont un impact direct sur la production, avec pour conséquence un ralentissement de l’activité ou encore une perte de la basse de données clients.

Les PMI ont donc besoin d’un investissement pour se protéger des attaques. Cependant, le manque de moyen financier apparait alors comme le premier frein cité par 47% des répondants. En dehors de l’aspect financier, les PMI évoquent également le manque de ressources internes spécialisées dans ce domaine pour 32% des répondants.

Une autre question de l’étude traite des solutions à mettre en place pour se prémunir de ces attaques cyber. 78% des dirigeants des PMI interrogés font part de leur préférence pour la mise en place d’une politique de sécurité des systèmes d’information avec un renforcement de la sécurité de l’ensemble des équipements, des contrôles d’accès et des droits des utilisateurs ou encore de la protection des données. On notera également qu’une partie des dirigeants de TPE et PME, ont estimé que ces sujets étaient complexes et ils reconnaissent ainsi un manque de connaissances constituant un frein à la mise en place de solutions efficaces contre les cyberattaques.

L’utilisation du cloud se développe de plus en plus au sein des PMI

Une partie du baromètre met en lumière les pratiques des PMI en matière de Cloud. Quoi qu’il en soit, le niveau d’équipements des entreprises en matière de Cloud a largement progressé au fil des années. Sur tous les interrogés :

  • 40% d’entre eux ont investi au cours des 12 derniers mois dans des solutions hébergées dans le Cloud. (Ils étaient 17% en 2015 selon le même baromètre)
  • 56% ont recours à du Cloud Privé parmi tous ceux qui utilisent des solutions dans le Cloud
  • 14% utilisent un Cloud Public parmi tous ceux qui utilisent des solutions dans le Cloud
  • Les solutions hébergées dans un Cloud  par les TPE/PME industrielles sont la messagerie Internet, le site internet de l’entreprise, Paie/RH, CRM et ERP

En ce qui concerne le niveau de sécurité, les trois principaux avantages d’un hébergement en Cloud sont :

  • une sauvegarde des données plus fréquente
  • un accès et un système d’authentification mieux protégés
  • des ressources davantage expertes

On relèvera que 25% des DSI interrogés disent ne pas connaître les avantages d’une solution Cloud. Ce qui montre bien le manque d’expertise de certains dirigeants sur la question. Par rapport au budget alloué au Cloud, les entreprises semblent se mettre d’accord sur un point. Pour 64% des répondants, le budget lié à la cybersécurité est de moins de 5% du budget total de l’entreprise.

Alors même qu’ils ont une parfaite conscience de l’impact d’une attaque sur leur activité, seulement 4 DSI interrogés sur 10 prévoient d’augmenter leur budget lié à la cybersécurité au cours des 12 prochains mois. Un chiffre encore plutôt faible, même si il est en hausse par rapport aux années passées. Ce qui peut rassurer quelque peu sur la prise de conscience des professionnels du secteur en matière de cybersécurité.

Source : Baromètre cybersécurité 2019 Sylob, Usine Nouvelle et Hub One

 

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De l’industrie à l’industrie 4.0 : comment la production s’est-elle réinventée au fil des années ?

Posté le 6 février 2019 par

Depuis toujours, l’Homme a été amené à perfectionner son industrie et sa façon de concevoir au fil de son histoire. Dès la mythologie déjà, Prométhée vola le feu de la connaissance sous les yeux des dieux, sur le mont Olympe, afin de l’offrir aux hommes. Prométhée apprit à ces derniers comment attiser ce feu, devenu alors un symbole de lumière et d’intelligence. Ce point de départ marque les prémices de la civilisation humaine où l’évolution technique amena l’Homme à parfaire progressivement son industrie.

L’homme n’a jamais cessé de réinventer véritablement son industrie à mesure que de nouvelles ressources créaient de nouveaux moyens techniques. L’industrie a donc connu de grandes avancées majeures, conférant ainsi à ces bouleversements techniques l’appellation de « révolutions industrielles ». Silkhom vous propose de revenir sur ces périodes clés de l’histoire et sur les grandes lignes de ces trois premières révolutions industrielles, avant d’aborder les caractéristiques de la quatrième actuellement en plein développement.

La première révolution industrielle – 1765

Portée par la machine à vapeur et le charbon

Au 19e siècle, l’Europe et les États-Unis connaissent de grandes transformations économiques et sociales. Stimulés par les progrès techniques, ils s’industrialisent. C’est à cette époque que les chemins de fer (et les premières locomotives fumantes) apparaissent, au même titre que voit le jour le télégraphe, le téléphone, et les journaux bon marché qui font circuler plus vite les idées et les nouvelles. La croissance spectaculaire des villes fait de cet âge industriel une époque prodigieuse.

La première révolution industrielle est généralement présentée comme le résultat technique accompli à la fin du 18e siècle et au début du 19e siècle. Ainsi l’apparition et l’amélioration de la machine à vapeur en 1769, inventée par l’anglais James Watt permet d’actionner d’autres machines et change radicalement les méthodes de production. Cette période marque l’apparition de la mécanisation qui érigera l’industrie en fondements de la structure économique de la société, se substituant ainsi à l’agriculture. L’extraction massive du charbon couplée à cette nouvelle machine à vapeur permet de mettre à disposition une énergie nouvelle qui permettra de donner une impulsion aux réseaux ferroviaires et aux échanges économiques.

Machine à vapeur de James Watt – 1769
De l’utilisation de l’eau, au développement textile, en passant par la métallurgie

Pourtant, la vraie révolution ne vient pas seulement de l’utilisation de nouvelles sources d’énergie, comme celle du charbon et de la vapeur. En effet, l’eau des torrents et des rivières qui fait tourner l’eau des moulins reste longtemps la source d’énergie la plus utilisée par de nombreuses usines. C’est la croissance de la production qui marque vraiment le début de l’âge industriel notamment dans le secteur du textile. En effet, c’est cette industrie qui va véritablement stimuler toutes les autres : on parle de révolution du textile. Puis à partir de 1850, c’est l’industrie métallurgique qui prend le relais de l’industrie du textile.

La première période industrielle c’est aussi un changement radical des méthodes de production : on voit ainsi se multiplier de grandes usines qui viennent remplacer peu à peu les ateliers de production à domicile. Ces usines font travailler de nombreux ouvriers qui actionnent de machines de plus en plus perfectionnées : comme les métiers à tisser qui permettent de produire en plus grande quantité et plus vite, et des objets de meilleures qualités en série. Les textiles voient aussi apparaître de nouveaux tissus, donnant alors un nouvel élan à la mode vestimentaire de l’époque. L’apparition de la machine à coudre par l’américain Isaac Merritt Singer transforme également la vie quotidienne de nombreuses femmes qui peuvent désormais confectionner des vêtements ou réparer des tissus habités.

La seconde révolution industrielle – 1870

La France en retard, et de grandes usines de plus en plus spécialisées

La seconde révolution industrielle prend racine en France dans les années 1880. Elle arrive nettement après celle de nos amis anglais, car la France avait fait le choix d’une économie à dominante agricole, à l’heure où l’économie de la Grande-Bretagne était déjà à dominante industrielle. Pour s’adapter aux mutations de l’économie mondiale, la France se range à l’industrialisation avec comme sources d’énergie l’électricité et comme principale innovation le moteur à explosion qui donnera l’automobile.

Les ateliers sont alors devenus de véritables usines de production progressivement très spécialisées. Ainsi, on vu se développer (entre autres) les secteurs de la serrurerie, de la robinetterie, du coffre-fort, du cadenas, alors symboles triomphants de l’économie industrielle française. Les échanges se multiplient et la France importe notamment du fer et de l’acier pour faire tourner les grandes usines, dont la recherche et les capitaux sont désormais totalement centralisés.

Usine de serrurerie Imbert à Friville-Escarbotin
L’avènement de l’automobile et du taylorisme/fordisme

La seconde période industrielle témoigne d’une modernisation des moyens de productions amenées également par l’utilisation du pétrole, du gaz et de l’électricité à la fin du 19e siècle. Ainsi, les machines de production ne sont plus « à vapeur », mais « électrique ». Les industries automobiles et chimiques en sont alors les principaux bénéficiaires et ces dernières voient alors se développer de nouveaux modèles d’organisations productives imaginés par les Américains Taylor et Ford. On parle alors de production en masse de produits identiques.

Cette époque prodigieuse s’étend jusqu’à l’arrivée de l’aviation au début du 20e siècle. L’oeuvre satirique la plus connue témoignant de cette nouvelle période socio-économique, est sans doute « Les Temps Modernes » de Charlie Chaplin, oeuvre apparue en 1936 où le travail à la chaine déshumanisant y est représenté à son paroxysme. Dans tous les cas, cette période reflète une croissance économique accrue de 1850 à 1920 basée sur trois changements principaux : hausse de la productivité, diminution des prix, quasi-plein emploi.

Les Temps Modernes de Charlie Chaplin (1936)

La troisième révolution industrielle – 1969

Le nouvel ère de l’automatisation de la production

Il faudra ensuite patienter jusqu’à la deuxième partie du 20e siècle, pour voir apparaître une énergie nouvelle au potentiel inégalé auparavant : le nucléaire. En effet, le secteur du nucléaire va permettre l’avènement d’une troisième révolution industrielle, positionnée également en grande partie sur le développement de l’électronique. C’est à cette époque que l’on découvre le transistor et le microprocesseur, mais également l’essor des télécommunications et de l’informatique qui vont permettre l’automatisation de la production.

C’est l’économiste Jeremy Rifkin qui présenta le principe d’une troisième révolution industrielle basée sur les nouvelles technologies d’information et de communication, qui serait alors la seule solution mondiale viable à la crise économique et énergétique de l’époque (diminuer l’utilisation du pétrole). Toutes ces technologies permettent également la production de matériels miniaturisés, qui va donner un nouveau souffle à la recherche spatiale et la biotechnologie. L’industrie quant à elle est marquée par l’ère de l’automatisation poussée de la production rendue possible grâce à l’automate, au robot, et à l’automate programmable industriel (« API », à ne pas confondre avec l’acronyme anglais application programming interface).

Le premier microprocesseur commercialisé en mars 1971 : le Intel 4004 La première intégration réussie de toutes les fonctions d’un processeur sur un seul et unique circuit intégré.

L’industrie 4.0 : la quatrième révolution industrielle

L’essor de nouvelles technolgies prodigieuses

Alors que la première révolution industrielle reposait sur l’utilisation de l’eau et de la vapeur pour mécaniser la production, que la seconde préconisait l’utilisation de l’énergie électrique pour intégrer la production de masse, que la troisième apportait une réponse aux crises économiques et énergétiques par le nucléaire et l’automatisation de la production industrielle, la quatrième révolution industrielle est elle aujourd’hui au coeur de notre environnement. Elle reprend les contours de la troisième révolution en s’appuyant sur la révolution numérique survenue depuis le milieu du siècle dernier. En effet, l’avènement d’Internet a engendré par la suite l’apparition de la technologie de numérisation permettant de piloter le monde physique à partir du virtuel.

Autrement dit, l’industrie se connecte progressivement aux moyens de productions et permet leur interaction en temps réel. On parle alors d’usine 4.0 reposant sur des technologies dites à forts enjeux stratégiques tant leurs usages vont permettre de chambouler tous les canaux de la production à la consommation. Ces technologies reposent bien entendu sur les objets connectés et l’Internet Of Things, mais également au développement du Cloud Computing, et du Big Data. Aujourd’hui ce sont les données qui vont permettre la prise de décisions stratégiques. Elle peut désormais être pilotée par des technologies novatrices telles que l’intelligence artificielle, les jumeaux numériques, l’informatique quantique, la réalité virtuelle/augmentée, l’impression 3D ou encore la maintenance prédictive

Cycle des technologies émergentes liés à l’industrie 4.0 selon Gartner (2018)
De l’industrie 4.0 à l’industrie 4.1

Autant d’améliorations qui vont permettre l’optimisation quotidienne des outils de production, au coeur d’un système global interconnecté. Face à ces avancées majeures, les usines 4.0 devraient permettre d’optimiser leurs coûts, mais également de produire de manière plus écoresponsable et misant sur des énergies plus respectueuses de l’environnement contrairement aux révolutions industrielles antérieures. Les centres-ville des grandes métropoles deviennent également ce qu’on appelle des « smart-cities » où toutes les infrastructures sont régies par l’avènement de la data.

La question est donc ici de produire intelligemment par la data et de veiller à la cybersécurité des systèmes connectés où il reste encore beaucoup d’avancées à effectuer en ce sens. Le consommateur de son côté, ne veut plus accéder à des produits fabriqués en série ou en masse, mais plutôt de dépenser son argent sur un produit unique, entièrement personnalisable, que son voisin n’aura pas. Pour cela, il peut s’appuyer par exemple sur son smartphone, permettant aujourd’hui d’interagir directement sur le processus de commande et production. On parle alors même d’industrie 4.1 pour désigner le rôle central que détient le consommateur dans le processus de production.

 


Retrouvez toutes les technologies liées à l’industrie 4.0 et leurs caractéristiques dans un prochain article…

Robotique & drones : les dépenses mondiales s’élèveront à plus de 200 milliards USD d’ici 2022

Posté le 31 juillet 2018 par

C’est en tout cas ce que révèle la nouvelle mise à jour du guide semestriel de l’International Data Corporation (IDC), concernant les dépenses mondiales en matière de robototique et de drone au cours des prochaines années. Le cabinet américain d’intelligence de marché mise alors sur des dépenses mondiales s’élevant à 95,9 milliards USD sur l’année 2018 (environ 82 milliards €), et sur des prévisions de 201,3 milliards USD d’ici à 2022 (environ 172 milliard €), soit un taux de croissance annuel composé de +19,6% sur la période 2017-2022.


Les dépenses en robotique représenteront plus de 85% de toutes les dépenses sur la même période

dépenses-robotiqueEn ce focalisant uniquement sur la robotique, on s’aperçoit que les dépenses mondiales devraient s’élever à 86,6 milliards USD pour l’année 2018 (environ 74 milliards €). IDC prédit également que ces dépenses représenteront plus de 85% de toutes les dépenses au cours des 5 prochaines années !

Ce serait les solutions robotiques industrielles qui représenteraient la part la plus significative des dépenses du secteur avec plus de 57%. Arrive en seconde position les robots de service puis les robots grand public.

«Les robots collaboratifs prennent leur envol dans les applications industrielles, poussés par les demandes des clients pour la qualité des produits, la livraison et la personnalisation de masse», a déclaré le Dr Jing Bing Zhang, directeur de la recherche chez Worldwide Robotics. « La surêté est la condition préalable à tout robot collaboratif alors que le marché est déjà en train de façonner le développement de robots collaboratifs vers la simplicité, l’intelligence et la facilité de redéploiement. »

Les industries de transformation (type « process ») et d’assemblage (type « discrète ») seront les deux principaux moteurs de croissance des dépenses pour la robotique, avec plus de 54 milliards USD pour l’année 2018 (environ 46 milliards €).

Les industries basées sur les ressources naturelles et la santé feront eux aussi des investissements considérables dans la robotique cette année.

La vente de détail et de gros va connaître la croissance la plus rapide des dépenses en robotique par rapport aux prévisions, avec respectivement des taux de croissance annuel composé de +32,7% et de +30,7%.

Les drones pour entreprises représenteront 50% des dépenses mondiales en matière de drone

drones-entreprisesLes dépenses mondiales en matière de drone s’éleveraient en 2018 à environ 9,3 milliards USD (environ 8,0 milliards d’euros). Ces dépenses vont connaître une croissance rapide et soutenue durant la période 2017-2022 avec un taux de croissance annuelle composée de + 32,1%.

Ce sont les drones pour entreprises qui sont les plus majoritairement représentés puisqu’ils représententeraient 50% des dépenses mondiales en matière de drone. Cette répartition tendrait même à augmenter significativement encore au cours des 5 prochaines années avec un taux de croissance annuel composé de +37,1%.

Les dépenses en matière de drone seront également stimulées prochainement par les acquisitions au niveau des secteurs de l’éducation et des services gouvernementaux.

« Les organisations continuent d’explorer une gamme d’applications et de cas d’utilisation de drones, incluant la photographie aérienne, les livraisons basées sur des drones, la surveillance, l’agriculture de précision et même les livraisons médicales urgentes. Cependant, certaines régions commencent à clarifier la réglementation, car elles comprennent le besoin croissant de contrôle des drones et d’un système de gestion du trafic aérien pour le déploiement des entreprises et des consommateurs. » explique Stacey Soohoo, research manager chez IDC.

Il ajoute notamment que comme la sécurité continue d’être une grande préoccupation pour tous les acteurs du marchés dont les organismes de règlementation alors « les fournisseurs informatiques s’efforcent d’atténuer leurs inquiétudes en construisant des drones avec des redondances multiples, en améliorant leur technologie sensorielle et anticollision et en testant des drones compatibles 5G pour permettre une plus grande connectivité tout en réduisant la latence ».

Quelles types de dépenses en matière de robotique & drone ?

graph-depenses15% des dépenses globales en matière de robotique seraient destinés aux activités de soudure. Les types d’utilisation qui devraient connaître la croissance la plus rapide au niveau des dépenses en robotique au cours de la période 2017-2022 seraient :

  • le « break bulk » avec un TCAC de +53,4%
  • le remplissage des étagères avec un TCAC de +45,6%
  • le service à la clientèle avec un TCAC de +42%

Pour les drone, les types d’utilisation qui devraient connaître la croissance la plus rapide au cours de la période 2017-2022 seraient :

  • la distribution de pesticides et d’engrais avec un TCAC de +109,4%
  • les services d’urgence avec un TCAC de +86,4%
  • l’agriculture de précision/inspection des cultures avec un TCAC de +86,1%

Plus de 50% des dépenses en robotique de cette année soit 58,1 milliards USD (environ 50 milliards €) devrait être consacrée à la partie matérielle des systèmes robotiques. Cette répartition devrait être significative tout au long de la période prévisionnelle.

Les dépenses liées aux services devraient eux s’élever à plus de 16,7 milliards USD en 2018 (soit 14,2 milliards €) et comprennent :

  • la gestion des applications
  • l’éducation et la formation
  • le déploiement de matériel et le support
  • l’intégration de systèmes et autres

En ce qui concerne les achats de drones, ils devraient représenter près de 7,9 milliards USD en 2018 (soit 6,7 milliards €) alors que les dépenses pour les applications de drones spécifiques et les logiciels d’infrastructure réseau devraient quant à eux atteindre 611 millions USD (environ 522 millions €).

La Chine, acteur majeur de la robotique vs les États-Unis, acteur majeur des drones

La Chine devrait être l’acteur majeur de la robotique et constituer ainsi le plus grand marché de la robotique mondiale. Elle surpasse les Etats-Unis et le Japon, avec plus de 30% de toutes les dépenses attendues. Les USA peuvent néamoins se consoler avec le marché des drones : ils réprésenteront le plus grand marché pour les dépenses liées aux drones en 2018 avec 4,3 milliards USD (environ 3,7 milliards €), suivis par l’Europe occidentale et la Chine. Attention tout de même, puisque la croissance exponentielle des dépenses en matière de drone en Chine (TCAC de +63,2%) permetteront très certainement au marché chinois de surpasser les Etats-Unis d’ici 2022.

Source : IDC

RGPD : Vérifier sa conformité en 10 points essentiels

Posté le 24 mai 2018 par

Au coeur des préoccupations depuis un certain temps, le Règlement général sur la protection des données entrera en vigueur ce vendredi 25 mai 2018. Ce nouveau texte de référence au sein de l’Union Européenne viendra uniformiser la législation numérique des données personnelles en remplaçant la loi Informatique & Libertés qui datent de plus de 40 ans. Son objectif est bien entendu de limiter les excès des GAFA mais cela concerne toutes les entreprises qui traitent des données personnelles, indépendamment de la taille de la structure. En cas de non-respect du RGPD, des amendes peuvent être encourues jusqu’à 20 millions d’euros ou 4% du chiffre d’affaires annuel mondial total de l’exercice précédent. D’où la nécessité de bien vérifier sa conformité en 10 points essentiels de la RGPD.

1) Le RGPD est-il applicable au traitement des données ?checklist

C’est évidemment la première question à se poser : Mon projet informatique constitue-t-il bien un traitement de données à caractère personnel ?

On rappelle qu’une donnée personnelle est une information qui permet d’identifier une personne physique, directement ou indirectement. Il peut s’agir d’un nom, d’une photographie, d’une adresse IP, d’un numéro de téléphone, d’un identifiant de connextion informatique, d’une adresse postale, d’une empreinte, d’un enregistrement vocal, d’un numéro de sécurité sociale, un mail, etc… Si vous êtes concernés par ce type de traitement de données alors vous êtes concernés par le RGPD.

2) Le principe de collecte loyale et proportionnée est-il bien respecté ?

a. Le principe de proportionnalité

Connaissez-vous le principe de proportionnalité ? Il peut se résumer grossièrement à cette phrase : « On peut faire tout ce que l’on veut avec les données dès lors que l’on ne va pas trop loin. » Ce principe doit être analysé au cas par cas suivant la structure, et il est nécessaire de trouver un bon équilibre.

Plus précisemment, ce principe est au coeur de l’article 5 de la RGPD, et évoque que les données à caractère personnel doivent être collectées pour des finalités (= ce à quoi sert un ficher) déterminées, explicites, et légitimes…adéquates, pertinentes, et limitées à ce qui est nécessaire au regard des finalités pour lesquelles elles sont traitées. On parle de minimisation des données. Cela veut dire plus simplement que en tant que professionnel j’ai le droit de collecter autant de données que je souhaite dès lors que cette collecte de données reste pertinentes, proportionnés, adéquates et nécessaire au regard de la finalité poursuivi.

Prenons l’exemple d‘un système informatique de recrutement dans le cas de Silkhom. Nous collectons chez Silkhom des informations sur des personnes qui candidatent à un emploi (le parcours professionnel, la rémunération, le nom, l’adresse, etc…). Ceci est objectif et proptionnée car l’on traite des données totalement pertinentes, légitimes, adéquates, et limités à ce qui est nécessaire au regard de notre finalité, c’est à dire de recruter des candidats pour nos clients.

A contrario, si l’on recueille des données relatives à la nature physique du candidat comme les mensurations, la couleur des yeux, etc…, on sort du cadre objectif et cela devient alors disproportionné et donc non conforme au RGPD. Mais alors comment savoir si une information est proportionné ou non ?

C’est en fait au cas par cas puisque la loi ne donne aucune information à ce sujet. Il faudra alors s’appuyer sur des textes existants notamment sur le code du travail en matière de lutte contre les discriminations.

b. Le principe de collecte loyale et licite des données
collecte-loyale-proportionne

Le principe de la collecte loyale et licite des données met en lumière le fait que lorsque je collecte des données sur une personne, celle-ci doit en être informée. Lorsque je collecte une donnée, je la collecte directement auprès de la personne concernée et par le biais de mentions d’informations qui vont préciser les conditions exactes dans lesquelles je vais utiliser ces données. La collecte indirecte (à l’insu d’une personne) est interdite et punie par la loi. Il faut toutefois savoir qu’il existe certaines exceptions de collectes indrectes tolérés par la régementation et la CNIL appelés « zones grises » comme la prospection commerciale, le parrainage ou encore la cooptation.

3) Le droit à l’oubli est-il respecté ?

time-data

Le principe du droit à l’oubli était déjà présent dans l’article 6,5° de loi Informatique & Libertés et sera renforcé avec l’article 5 du RGPD. Il stipule que tout traitement doit être limité dans le temps et il est obligatoire de déterminer une durée de conservation des données. Les données doivent être conservées sous une forme permettant l’identification des personnes concernées pendant une durée qui n’excède pas la durée nécessaire aux finalités pour lesquelles elles sont collectées et traitées. Les personnes concernées doivent être informées sur cette durée ou sur les critères permettant de déterminer cette durée.

Mais alors comment déterminer la durée de conservation des données ?

À vrai dire la durée de conservation est variable et dépend de la nature des données et des finalité poursuivies. Certaines durées sont recommandées par la CNIL et il sera donc judicieux de consulter la doctrine de la CNIL à ce sujet, la jurisprudence et les textes législatifs ou réglementaires applicables à certains cas spécisifiques. La CNIL recommande à titre d’exemple une durée de 1 mois pour la vidéosurveillance, une durée de 5 ans pour les données de paie, une durée de 3 ans pour les données relatives à un prospect, 10 ans pour les données médicales, et 2 ans pour les données liées au recrutement. Plus précisemement, il existe trois temps dans le cycle de vie des données à caractère personnel. On distingue donc plusieurs types d’archives :

  • les « courantes » : données actives utilisés tous les jours
  • les « intermédiaires » : archivage, conservation dossiers, pour pourvoir justifier d’un certain nombre d’obligations légales
  • les « définitives » : fin de vie des données, suppression des données ou anonymisation des données, ou archivage à des fins archivistiques historiques par les services d’archives.

Vous retrouvez ces points dans la délibération n°2005-213 de la CNIL du 11 octobre 2005. Il faudra se poser la question de quand peut-on basculer d’un temps d’archive à un autre. Généralement, on peut garder nos archives intermédiaires pendant 10 ans pour pouvoir justifier de droits et d’obligations légales.

4) La sécurité des données est-elle assurée ?

data-security

Une politique de sécurité et de confidentialité des données est-elle définie ? Il s’agit ici de fournir toutes les preuves nécessaires à la bonne sécurité des données. Cela peut passer par l’installation d’un serveur entièrement sécurisé, par le cryptage ou le chiffrement des données, par le contrôle d’accès des utilisateurs, par des mesures de traçabilité, des mesures de protection des logiciels (antivirus, correctifs, maj…), ou encore par la sauvegarde des données. Il s’agira également de s’assurer que tous vos partenaires et sous-traitants respectent bien ce point également, car à défaut et en cas de problème, vous serez tenus pour responsable.

5) Y a t-il collecte de données particulièrement sensibles ?

donnes-sensibles

L’article 9 du RGPD stipule que le traitement des données à caractère personnel qui révèle l’origine raciale ou ethnique, les opinions politiques, les convictions religieuses ou philosophiques ou l’appartenance syndicale, ainsi que la traitement des données génétiques, des données biométriques aux fins d’identifier une personne physique de manière unique, des données concernant la santé ou la vie sexuelle ou l’orientation sexuelle d’une personnes physique sont interdits. Des exceptions peuvent être prévues lorsqu’une loie particulière va venir permettre la collecte de ces données sensibles, mais elles sont peu nombreuses. Si vous devez receuillir des données sensibles, il vous faudra alors le recueil du consentement de la personne si cette dernière vous a donné son accord express. Il faudra néamoins être prudent si vous êtes dans ce cas, car le recuil du consentement des personnes pour la collecte de données sensibles est une mission très risquée.

L’article 10 du RGPD stipule lui que le traitement des données à caractère personnel relatives aux condamnations pénales et aux infractions ne peut être effectué que sous le contrôle de l’autorité publique. Attention donc à bien respecter ce point même si des exceptions existent là encore en cas de gestion de contentieu.

On rappelle également que le numéro de sécurité sociale est une donnée sensible et que ces données ne peuvent donc être collectés qu’avec des précautions maximales.

6) Y a t-il transfert de données hors Union Européenne ?

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Il s’agit ici de veiller aux transferts de données hors UE vis à vis de vos prestataires, partenaires ou sous-traitants, si vous en avez. Si oui, ceux-ci font-ils l’objet d’un encadrement juridique ? Il faut savoir qu’il y a là aussi des règles à respecter en fonction des différents pays de destination des données personnelles. Le site de la CNIL pourra vous informer sur ce point en fonction de votre contexte.

7) Le droit des personnes fichées est-il respecté ?

Des procédures sont-elles définies afin de respecter les droits des personnes fichées (suite, accès, portabilité, rectification, opposition, effacement, limitaton et consentement) ? Il s’agira ici de veiller attentivement au bon respect de tous ces droits.

Le droit à l’effacement
droit-oubli

Stipulé par l’article 17 du RGPD, le droit à l’effacement est un droit pour une personne concernée d’obtenir dans les meilleurs délais l’effacement des données à caractère personnel la concernant. Cette personne peut demander l’effacement sans justifier pourquoi elle recourt à l’effacement. Le responsable de traitement devra lui justifier pourquoi il n’effacera pas cette donnée (donnée pertinente et proportionnée). Avant c’était l’inverse, la personne devait justifier au responsable de traitement pourquoi elle voulait supprimer ses données. Il existe quelques conditions qui justifie l’effcament des données :

  • Les données ne sont plus nécessaires au regard des finalités pour lesquelles elles ont été collectées ou traitées.
  • Retrait du consentement qui fondait le traitement
  • Données non conforme au RGPD notamment parce que la durée de conservation a expiré ou quand le personne exerce son droit d’opposition
  • Données de mineurs de 16 ans collectées sur Internet

Cependant ces conditions connaissent des limites à savoir :

  • Liberté d’expression et d’information
  • L’existence d’une obligation légale de conserver
  • Motif d’intérêt public dans le domaine de la santé
  • Conservation à des fins archivistiques ou de recherche scientifique / à des fins historique ou statistiques (domaine de la recherche)
  • Constatation, exercice doit à la défense ou droits en justice (quand la conservation de ces données est nécessaire à l’exercice ou la défense d’un droit en justice)
Le droit de suite

Il stipule l’obligation d’informer les tiers dès que les données ont été supprimés.

Transparence vis à vis du traitement des données

Il va permettre aux personnes d’être informées de ce que l’on fait de leurs données, comment, pourquoi, qui y a accès, où sont-elles traitées, par qui.

Droit d’accès à l’information

Les personnes fichées peuvent accéder à leurs données afin d’obtenir communication de toutes leurs données. Ils peuvent également faire rectifier des données erronées mais aussi s’opposer au traitement de leurs données et solliciter l’effacement de leurs données.

L’instauration de la portabilité des données

Il s’agit ici de récupérer dans un format adéquat les données communiquées à une plateforme afin de les transmettre à un concurrent. Ne sont concernées que les données fournies par la personne.

Le consentement

Le consentement est une base légale permettant de traiter des données personnelles. Il doit être : libre (possibilité d’accepter / refuser), spécifique (à un traitement), éclairé (après avoir été informé). Le consentement se manifeste par un acte positif clair et univoque. Par exemple: la case pré-cochée ou le silence ne sont pas valides.

8) Avez-vous des formalités à déclarer aurpès de la CNIL ?

Aujourd’hui, 90% des entreprises ne sont plus obligés de faire des déclarations à la CNIL. Il faudra alors s’assurer que vous ne faites pas parti des 10% restants.

De quoi s’agit-il ? Vous devez peut être dans certains cas rédiger des études d’impacts. Ce sont des études d’analyse des risques en matière de protection de données qui vont permettre de montrer que vous avez déjà porté une reflexion approfondie sur le sujet.

9) Avez-vous désigné un DPO (Data Protection Officer) ?

data-protection-officer

La désignation d’un délégué est obligatoire dans trois cas de figure, si :

  • le traitement est réalisé par une entité publique ;
  • la structure a une activité l’amenant « à réaliser un suivi régulier et systématique des personnes à grande échelle » ;
  • la structure effectue un traitement impliquant des données sensibles ou liées à des condamnations pénales et infractions.

Dans le cas où l’organisation ne coche aucun de ces critères, alors il est facultatif de désigner un délégué. Toutefois, les autorités de protection européennes encouragent toutes les structures à désigner un délégué. Cela « permet en effet de confier à un expert l’identification et la coordination des actions à mener en matière de protection des données personnelles ».

10) Ma conformité est-elle documentée ?

rgpd-documentationIl s’agit ici de démontrer sa conformité. Une politique de documentation de la conformité est-elle mise en oeuvre ? Si oui, dans quelles conditions exactes ? Qu’est ce que je suis capable de donner comme preuve de ma conformité ? Ils existent plusieurs outils de la conformité.

La gouvernance arrive en premier lieu. Il s’agit de désigner les personnes en charge d’appliquer et de connaître la réglementation. Il est également judicieux de formaliser une matrice des responsabilités sur un fichier Excel. Qui fait quoi ? Informer les personnes, veiller à la sécurité des traitements, etc… Il faudra ensuite s’assurer que ces personnes disposent des connaissances nécessaires sur la législation. Si vous réalisez des traitements à risques, il faudra très certainement réaliser des études d’impacts comme mentionné en point 8). Pour terminer, il sera nécessaire de recueillir toutes les preuves de votre conformité grâce à plusieurs éléments :

  • Tenue d’un registre pour décrire les activités de traitements sur un document
  • Cartographie des activités de traitements : connaissances détaillée des traitements sur les systèmes, données, flux, prestataires, modalités de conservation/archivage, analyse de risque, contrats conclus
  • Cartographie des risques (analyse de chaque traitement au regard des risques présentés pour l’individu, des codes couleurs identifie ceux qui présente plus de risques)
  • Adhésion à des codes de conduites (pas encore d’actualité mais cela devrait arriver)
  • Obtention de certifications (pas encore d’actualité mais cela devrait arriver)

En espérant que ces quelques points aient pu vous éclairer sur les attentes de la CNIL vis à vis de la nouvelle législation. Vous pouvez encore suivire une formation MOOC ici, particulièrement complète et très bien expliqué. Vous pouvez également retrouver les 6 étapes de préparation préconisés par la CNIL ici.

Et vous pouvez bien sûr consulter notre toute nouvelle politique de protection des données personnelles.

Source : CNIL, Numerama

Comeet, la startup au service du bien-être en entreprise

Posté le 31 août 2017 par

La notion de bien-être en entreprise est de plus en plus abordée par les grands groupes mais aussi par les PME. Il est évident de constater que plus un salarié est heureux, plus il sera productif dans son travail. Ainsi, de nouveaux postes liés au bien-être émergent de la Silicon Valley, comme le CHO (Chief Happiness Officer) en charge de créer des conditions/activités dans lesquelles les salariés vont trouver du bien-être. C’est cette notion de bien-être au travail que l’application Comeet désire développer grâce à l’intelligence artificielle. Le but de la start-up est de réunir des salariés qui ne se connaissent pas encore autour d’un moment convivial comme un déjeuner par exemple.

Une application de rencontre

Comeet est une application qui permet de planifier et d’organiser des rencontres entre salariés dans le cadre d’activités de détente. Pour le moment, cela concerne que le déjeuner, mais la start-up projette d’élargir les possibilités avec l’afterwork, le sport, le covoiturage

Créée en janvier 2017 et incubée à l’Essec, Comeet a déployé sa solution chez Microsoft en mars, puis en avril chez Talentsoft, ce qui a permis à l’application de gagner des centaines d’utilisateurs rapidement.

En juin, la start-up rencontre Emmanuel Macron à l’occasion du salon VivaTech. Le président a alors rappelé son ambition de faire de la France l’un des pays leaders du bien-être au travail.

Comment cela fonctionne ?

L’application interroge l’utilisateur sur le type de personne que le salarié souhaite rencontrer (inter ou intra-entreprise). Ensuite, il conviendra de remplir d’autres critères comme le nombre de personnes, la date et le lieu. L’application est alors en mesure de lui indiquer un restaurant à même de lui correspondre. Cela permet d’apporter au salarié une forme d’élargissement de ses activités et de ses habitudes, et lui confère ainsi une forme de nouveauté et de bien-être.

Pour les RH et les managers, Comeet sert d’accélérateur d’intégration pour les nouvelles recrues. C’est également un bon moyen de développer la culture de l’entreprise dans un contexte informel, autour d’une activité sympathique. L’application est aussi utile dans le sondage du savoir-être d’un salarié, grâce aux différents feedbacks.

Comment est née Comeet ?

Samuel Metias, fondateur de la start-up, est parti d’un constat simple. Les gens sont de plus en plus absorbés par les nouvelles technologies, qu’ils soient dans le métro ou en entreprise. Les gens sont ainsi séparés les uns des autres par des murs virtuels. C’est donc lors d’un groupe de travail chez Microsoft sur la question du bien-être au travail, que Samuel s’est interrogé sur la faculté des nouvelles technologies à faciliter le lien entre les gens. Ainsi, l’application a pour volonté de mettre l’intelligence artificielle au service du bien-être des salariés. L’idée est de les aider à passer du virtuel au réel, en permettant de réunir les bonnes personnes, au bon moment et au bon endroit. Tout ça en collectant des données déjà existantes via leur compte LinkedIn, Facebook, Twitter…

Comeet4

 Sources : Comeet.in / Exclusiverh.com

Heek, le chatbot qui crée votre site web en temps réel

Posté le 1 août 2017 par

Heek est le premier chatbot qui construit en direct un site internet. Il accompagne en temps réel les petites et moyennes entreprises en se basant sur une intelligence artificielle qui au fil de la discussion, va identifier les besoins de l’utilisateur et lui proposer diverses options, thèmes et paramètres. L’utilisateur n’a donc rien à faire, si ce n’est discuter avec le robot, faire quelque choix d’esthétisme et de lignes éditoriales, et voir son site se créer. Cerise sur le gâteau, les offres vont de 12 à 25 € par mois ! Une aubaine pour les PME !


Une startup parisienne

Crée au début de l’année 2016, après une première levée de 1,2 million, Heek est parti d’un constat simple : 80 % des PME rencontrent des difficultés relatives à leur présence en ligne. La plupart n’ont pas assez de temps pour s’occuper de la création de site web, ou pas assez de ressources pour s’offrir les services d’une agence ou d’un freelance. Basé à Paris, la startup a lancé la première version du robot en février 2017, et a déjà monté 3000 sites internet !

Comment Heek fonctionne ?

Heek a imaginé une solution que seule l’intelligence artificielle (IA) rendait possible à savoir l’interaction avec un agent intelligent qui va discerner et comprendre vos besoins, vos demandes et les accomplir pour vous. Il ne se contente pas de simples exécutions de requêtes, il permet de créer un site entièrement personnalisé et efficace, qui respecte les codes de votre entreprise. Aujourd’hui, il suffit de discuter avec le chatbot comme si l’on discutait avec un designer web, ou un développeur, à des prix très abordables pour les PME.

À quel prix ?

L’inscription est gratuite, et permet d’aller loin dans le processus, d’interagir avec Heek et de créer un site à son image. Certaines fonctionnalités sont premium, comme le fait d’ajouter un nom de domaine, d’enlever la publicité, ou de personnaliser ses meta descriptions. Les offres vont de 12 à 25 € par mois.

Les concurrents ?

Les premiers acteurs arrivaient il y a 20 ans, comme Multimania dont le co-fondateur Olivier Heckmann est ajourd’hui advisor de Heek. Aujourd’hui, les concurrents sont les grands acteurs d’éditeur de site comme Wix, Weebly ou Squarespace… Face à un marché compétitif et en renouvellement perpétuel, Heek suscite la curiosité de la part de ses concurrents, puisque certains ont pris le temps de venir tester le chatbot.

Découvrir la startup Heek

Sources : Forbes, Maddyness

La place des femmes dans l’informatique

Posté le 6 juillet 2017 par

Embaucher des femmes dans l’informatique n’est pas toujours facile, étant donnée la faible part de développeuses sur le marché de l’emploi IT. C’est de plus un constat que la proportion de femmes dans les écoles d’ingénieurs/informatiques est bien inférieure à celle des hommes. En cause, l’image quelque peu « archaïque » des métiers informatiques et les clichés qui en découlent… Cependant, les femmes ont eu un rôle majeur dans les débuts du langage informatique, et leur place tend de plus en plus à augmenter au sein des métiers IT.

Les programmatrices pionnières de l’industrie logicielle

Certaines femmes ont eu un rôle important au cours de la seconde guerre mondiale. On peut citer par exemple les six mathématiciennes qui ont participé au programme « top secret » de l’armée américaine, dans lequel elles ont codé les instructions d’ENIAC (Electronic Numerical Integrator and Computer), le premier ordinateur numérique totalement électronique. C’est par la suite que leurs travaux ont donné naissance à l’industrie logicielle. Pour en savoir plus

femmes3La part des femmes dans les écoles d’ingénieurs évolue à la hausse

Aujourd’hui, les femmes ne représentent que 21% des ingénieurs en poste et le taux d’insertion des jeunes femmes et des jeunes hommes ayant le diplôme d’ingénieur n’est pas le même. On remarque également des différences de salaires entre hommes et femmes. Le salaire annuel moyen des ingénieurs hommes en 2014 était de 72 835 euros alors que celui des femmes était de 55 947 euros, soit une différence de 30,2% ! Voir l’infographie de digiSchool

Pour faire face à ces écarts, les écoles informatiques ont mises en place des campagnes et stratégies, pour que le recrutement informatique soit plus équilibré. Ainsi, la croissance des femmes dans la tech est 238% plus forte que celle des hommes d’après LesJeudis.com et leur infographie. Une belle dynamique qui vient redorer l’image des femmes dans la tech surtout lorsqu’on constate que 20% des start-up technologiques du monde ont été crée par des femmes !

fille écolesNéanmoins, il reste encore du chemin à parcourir. En effet, embaucher une développeuse s’avère encore difficile aux États-Unis et en Europe. Il existe pourtant des exceptions comme certains pays de l’Europe de l’Est.

Le cas de la Bulgarie et la Roumanie

La Bulgarie et la Roumanie ne sont pas concernées par la pénurie de développeuses sur le marché du travail. Toute l’Europe de l’Est suit la même tendance mais c’est surtout en Bulgarie qu’on retrouve le niveau de féminisation le plus élevé en informatique, avec 27,7%, selon les données Eurostat récemment publiées. La Roumanie suit de près à 27,2% alors que la France se positionne elle à 14,3%.

On remarque également la Lettonie, la Finlande, l’Estonie et la Lituanie avec plus de 20%. La moyenne de l’Union Européenne étant de 16,1%, le pays avec le plus petit nombre de femmes travaillant dans les technologies est la République tchèque, avec moins de 10%.

Ces chiffres élevés pour les pays de l’Est peuvent s’expliquer par l’industrialisation qui menée à un rythme soutenu, a rendu ces emplois prestigieux. Ainsi, aujourd’hui les développeurs en Bulgarie et Roumanie, gagnent souvent deux ou trois fois le revenu moyen de leurs pays, travaillant dans l’externalisation ou la R&D pour les entreprises de l’Europe occidentale ou des États-Unis. Ces postes de développeurs offrent également un emploi du temps flexible, de façon à ce que les mères puissent s’occuper de leurs enfants tout en restant à temps plein. Dernier facteur également, c’est le fait que les femmes en Bulgarie et en Roumanie occupent souvent, dans de grandes proportions, des emplois qui combinent l’informatique et l’économie. Pour en savoir plus

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Sources : lesjeudis.com / zdnet.com / lemondeinformatique.fr


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Silkhom était au SIdO 2017

Posté le 11 avril 2017 par


Pour sa 3ème édition, le Showroom de l’Intelligence des Objets (SIdO) était de retour à la Cité internationale de Lyon et cette année, nous y étions !


L’édition 2017

Le SIdO a célébré ses 3 ans le 5 & 6 avril dernier ! Le plus grand showroom européen dédié à l’IoT est l’événement BtoB qu’il ne fallait pas rater en ce début de mois d’avril. Cette année, il a réunit tous les acteurs de la fabrication et de la conception de projets connectés et intelligents : conseil à l’innovation, ingénierie de projets, solutions hardware & software, opérateurs, plate-forme, data cloud & sécurité, laboratoires de recherche, industriels, entrepreneurs, startups, designers…

Cette édition 2017 était axée sur deux tendances majeurs pour le développement du marché de l’IoT :  l’Intelligence Artificielle pour des usages toujours plus innovants, et la Sécurité, condition nécessaire au développement à grande échelle des objets connectés & intelligents. Ces deux axes ont été au cœur du salon avec des sujets dédiés, des temps forts, des débats, du networking, un immense showroom et des conférences. Au final, c’est plus de 250 exposants qui ont accueilli environ 6500 professionnels pour leur présenter les dernières solutions IoT.

stand sido

Silkhom au SIdO

Nous étions stand 305, et c’était pour nous l’occasion de rencontrer de nombreux professionnels de l’IoT. Nous avons beaucoup échangé et nous sommes repartis avec de nombreuses cartes de visite. C’était surtout l’occasion de nous faire connaître, et d’informer les quelques centaines de start-up présentes que nous sommes en mesure de répondre à toutes leurs problématiques d’embauche dans le domaine des objets connectés, de la robotique et de l’informatique. Ce fût donc un événement très intéressant pour Silkhom, car il nous a permis d’élargir notre réseau en conséquence.

Outre ces rencontres fructueuses, nous avons pu découvrir les dernières innovations en matière d’objets connectés, comme par exemple, Headvox, le Uber de la traduction simultanée (plateforme permettant de réaliser des conférences multilingues en ligne), ou Hap2U, technologie tactile révolutionnaire qui permet de ressentir certaines matières et textures sur un écran tactile, ou encore Eugène, la poubelle intelligente qui optimise le tri sélectif.

De plus, Marion, Célia & Thomas ont eu la chance de tester quelques casques de réalité virtuelle : on vous laisse deviner qui des trois a été le plus à l’aise…
RV Sido


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Les 5 innovations majeures qui vont changer notre vie selon IBM

Posté le 13 janvier 2017 par

Comme chaque année IBM a dévoilé sa liste des 5 innovations majeurs qui sont susceptibles de changer nos vies d’ici à 2022. Ces prédictions reposent sur l’intelligence artificielle (IA), l’informatique photonique, l’analyse de bio-particules et le traitement des « big data » qui vont toucher les domaines de la santé, de l’environnement, des transports et de l’agriculture. Selon IBM, ces innovations majeurs ont le potentiel de changer d’ici à cinq ans la façon dont les gens travaillent, vivent et interagissent.

visuel-ibmRétrospective sur les prédictions d’IBM en 2011 pour 2016

L’exercice n’est pas nouveau pour IBM qui, en 2011 déjà,  s’est amusé à prédire les 5 innovations majeurs pour 2016. Selon eux, la première innovation majeure est la capacité à produire notre propre énergie. En effet en 2016, « tout ce qui bouge a la capacité de créer de l’énergie : vos chaussures, votre vélo et même l’eau qui coule dans les tuyaux de votre maison ». IBM a alors imaginé que nous aurions des petites batteries sur différents objets du quotidien, comme nos vélos par exemple, qui capteraient l’énergie créée, comme avec une dynamo. L’énergie récupérée serait alors utilisée pour alimenter notre maison.

Une première prédiction qui ne s’est donc pas avérée vraie, contrairement aux quatre autres qui ont vu plus juste comme par exemple la fin des mots de passe, la faculté de lire dans les pensées, une augmentation très forte des utilisateurs mobiles, et la fin des spams grâce à l’intelligence artificielle. IBM avait parié sur l’utilisation de la voix et de la rétine pour remplacer les mots de passe alors qu’il s’agirait plutôt des doigts (Touch ID Apple) . En ce qui concerne la faculté de lire dans les pensées, elle est bien entendue pas encore répandu mais IBM ne sait pas vraiment trompé puisque beaucoup de chercheurs ont réussi à contrôler un animal par la pensée ou encore à faire interagir plusieurs personnes par télépathie (via un ordinateur interposé).

Finalement, le pourcentage de réussite des prédictions d’IBM pour 2016 semblent être très bon. Il est donc aujourd’hui pertinent de s’intéresser à celle de 2022.

Pour 2022, les machines connaîtront notre santé en nous écoutant

Selon IBM, l’IA sera tellement développée dans cinq ans qu’elle sera apte à lire dans nos paroles et nos écrits mais aussi d’analyser notre façon de nous exprimer, nos intonations. Ainsi les ordinateurs seront à même de détecter les signes de maladies mentales ou neurodégénératives. Associés aux autres techniques modernes, IBM prévoit donc l’émergence d’une solution révolutionnaire de discernement des problèmes de santé.

ibm-5Une vision de super-héros

Voir l’invisible, à travers le brouillard ou la pluie, pouvoir détecter du verglas sur la route, analyser un médicament… C’est la prédiction d’IBM qui estime qu’en 2022, les appareils permettant de voir des choses invisibles à l’œil nu (caméras, télescopes et autres appareils médiaux) seront portables, peu coûteux et généralisés. Ils seront alors présents dans nos voiture, dans nos smartphones ou nos lunettes pour nous permettre de nous avertir d’un danger sur la route, ou encore de connaître les valeurs nutritives d’un repas.

ibm-visuelLa macroscopie permettra de mieux comprendre la Terre

À l’inverse du microscope, la macroscopie permet de discerner et d’assembler des éléments divers complexes. Le macroscope permet alors de rassembler toutes les données complexes pour les analyser. Selon IBM, l’internet des objets (IoT) engendre une masse de données non structurées et c’est grâce au macroscope que l’on pourra alors réaliser ce travail d’analyse et de mise en forme des big data, grâce à un ensemble d’algorithmes automatisés et de logiciels, constituant le macroscope. IBM prédit que l’agriculture sera un des champs d’application premier des macroscopes puisque cela permettra de gagner en efficacité grâce aux analyses de données fournies par des capteurs environnementaux et des données climatiques. Avoir accès à des nouvelles informations pour améliorer ses techniques de travail et économiser en ressources, tel est le but de la macroscopie selon IBM.

ibm-4Des laboratoires d’analyses médicales à domicile à partir d’une goutte de sang

Non seulement IBM prédit qu’il suffira d’une goutte de sang pour obtenir un bilan complet de sa santé mais le laboratoire en charge de l’analyse sera en plus minuscule et pourra être utilisé par chacun à domicile. Ce serait alors l’arrivée des « laboratoires sur puce », concept au cœur de nombreuses recherches depuis vingt ans, qui consisteraient à réaliser des « analyses biochimiques à partir d’une seule goutte de liquide », précise le CNRS. L’avantage serait de pouvoir réaliser des milliers de mesures différentes à partir d’un seul et même échantillon. Le tout à partir d’un petit objet tenant dans la main.

visuel-article-ibm-2La pollution sera détectable instantanément

Dans la même dynamique que l’émergence et l’abondance des microscopes permettant de voir l’invisible, IBM prévoit alors de pouvoir détecter beaucoup plus rapidement les fuites toxiques, avant qu’elles ne deviennent problématiques. Des capteurs minuscules, connectées tous ensemble, permettront alors de détecter les fuites de gaz en quelques minutes seulement. Selon IBM, ces technologies seront tellement abordables en 2022, qu’elles pourront facilement être intégrés à grande échelle près des puits d’extraction de gaz naturel, le long des pipelines ou des sites de stockage.

ibm-3Sources : IBM Research / Futura Sciences / L’ADN / Huffington Post 


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