Langages préférés ou détestés, choix entre deux postes ou facteurs de changement : le profil 2020 des développeurs

Posté le 17 juin 2020 par

Comme chaque année, le site Stack Overflow réalise une étude très complète sur le profil des développeurs dans le monde entier. Ce sont près de 65 000 développeurs qui ont pris le temps de répondre aux différentes questions liées à leur environnement de travail et à leurs préférences technologiques. Quels sont les langages préférés des développeurs ? L’année dernière déjà, nous avions résumé l’étude 2019 via un précèdent article. Voyons aujourd’hui les différentes évolutions et tendances qui ressortent de cette nouvelle étude.

65 000 répondants dans le monde entier

L’étude a été bouclée en février, avant que le Covid ne soit déclaré par l’OMS. Ce sont près de 65 000 développeurs qui ont accepté de répondre aux diverses questions. Les répondants ne sont pas forcément des utilisateurs de Stack Overflow afin de gagner en précision. En effet, le site indique que l’étude et ses répondants sont beaucoup plus globalisés que l’année dernière. Ainsi, tous les pays sont représentés dans l’étude au même titre que tous les développeurs (ceux utilisant Stack Overflow et ceux ne l’utilisant pas).

Bonne nouvelle également à l’heure où la place des femmes dans la tech n’est pas encore assez représentée, le site indique avoir constaté une légère augmentation des femmes dans la profession par rapport à 2019. Étant donné que l’étude a été réalisée avant la crise sanitaire, Stack Overflow précise bien qu’il faut garder à l’esprit le calendrier de l’enquête lorsque vous examinez des informations telles que les données relatives aux emplois et aux salaires.

Localisation des répondants

Des développeurs à part entière

Environ 55 % des personnes interrogées s’identifient comme des développeurs à part entière, et environ 20 % se considèrent comme des développeurs mobiles. Le nombre médian de catégories de développeur par répondant cette année est de trois, et les combinaisons les plus courantes comprennent les développeurs back-end, front-end et full-stack. Les paires qui présentent une forte corrélation sont les suivantes : Administrateur de base de données et Administrateur système, spécialiste DevOps et Site Reliability Engineer, chercheur et scientifique, et designer et développeur frontend.

Métiers exercés par les répondants

Tous les niveaux d’expériences sont représentés

L’expérience des répondants est très variée, allant de développeurs chevronnés qui ont appris à coder il y a plus de 30 ans (environ 15 %), à un pourcentage non négligeable de développeurs (17 %) qui ont appris à coder il y a moins de cinq ans. Parmi les développeurs professionnels qui visitent Stack Overflow, environ 40 % ont appris à coder il y a moins de 10 ans.

Niveau d’expérience des répondants

JavaScript, HTML/CSS, SQL : langages les plus utilisés

Pour la huitième année consécutive, JavaScript a conservé son statut de langage de programmation le plus utilisé. Plus loin dans la liste, nous constatons également des gains modérés pour TypeScript, qui dépasse le C en termes de popularité. En outre, Ruby, qui figurait dans le top 10 de cette liste en 2017, a décliné, étant dépassé par des technologies plus récentes et plus tendance comme Go et Kotlin.

Les langages populaires

jQuery, React.js, Angular : frameworks web les plus utilisés

En se concentrant uniquement sur les frameworks web, on constate que jQuery est toujours roi, mais qu’il perd lentement du terrain au profit de React.js et Angular d’année en année. Nous constatons une certaine consolidation, car plus de 35 % des répondants utilisent jQuery, React, une version d’Angular ou ASP.NET

Frameworks populaires

Node.js .Net .Net Core, les autres frameworks les plus utilisés

Pour la deuxième année consécutive, Node.js occupe la première place, car il est utilisé par la moitié des personnes interrogées. Nous constatons également une croissance générale de la popularité des technologies d’analyse de données et de machine learning telles que Pandas, TensorFlow et Torch/PyTorch.

Les autres frameworks populaires

MySQL, PostgreSQL et Microsoft SQL Server : databases les plus utilisés

En ce qui concerne les technologies des bases de données, les résultats sont similaires à l’année dernière. MySQL a conservé la première place, suivi de PostgreSQL et de Microsoft SQL Server. Cependant, on observe une légère croissance de la popularité de Firebase, qui a dépassé Elasticsearch cette année.

Databases populaires

Linux, Windows, Docker : plateformes les plus utilisées

Linux et Windows conservent les premières places pour la plupart des plates-formes populaires : plus de la moitié des personnes interrogées déclarant avoir effectué des travaux de développement avec ces systèmes cette année. Nous constatons également une certaine croissance d’année en année dans la popularité des technologies de conteneurs telles que Docker et Kubernetes.

Plateformes populaires

Rust, TypeScript, Python : langages préférés des développeurs

Pour la 5eme année consécutive, Rust est le langage le plus apprécié des répondants. Il est suivi par TypeScript, et Python. Kotlin et Go arrivent en 4e et 5e position. On remarque que le langage Go est passé de la 10e place l’année dernière à la 5e position.

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Langages les plus appréciés

VBA, Objective C et Perl : langages les plus redoutés

VBA, Objective C et Perl occupent les premières places pour les langages les plus redoutés – des langages qui avaient un pourcentage élevé de développeurs qui les utilisent actuellement, mais qui n’ont aucun intérêt à continuer à le faire.

Langages les plus redoutés

Python, JavaScript, Go : langages les plus recherchés

Si l’on considère les technologies que les développeurs déclarent ne pas utiliser, mais qu’ils veulent apprendre, Python prend la première place pour la quatrième année consécutive. Nous constatons également une légère augmentation de l’intérêt pour l’apprentissage de Rust.

Langages les plus recherchés

ASP.NET Core, React.js, Vue.js : frameworks web préférés des développeurs

ASP.NET Core est le framework web le plus apprécié, battant React.js. Gatsby, un nouveau venu dans l’enquête, occupe déjà la 5e place, étant aimé par 60 % des répondants. Bien qu’il soit l’un des frameworks les plus populaires, Angular.js est également considéré comme le plus redouté.

Les frameworks appréciés

.NET Core, Torch/PyTorch, Flutter : les autres frameworks préférés des développeurs

NET Core et Torch/PyTorch restent les plus appréciés parmi les autres frameworks, et bibliothèques. Les outils DevOps Chef et Puppet font partie des technologies les plus redoutées.

Les autres frameworks appréciés

Redis, PostgreSQL, ElasticSearch : databases les plus appréciées

Si l’on examine les technologies de base de données, Redis reste la plus appréciée, suivie de PostgreSQL et Elasticsearch. IBM DB2 a été classé comme la base de données la plus redoutée et MongoDB reste la technologie de base de données que les développeurs veulent le plus apprendre.

Databases les plus appréciées

Linux, Docker, Kubernetes : plateformes les plus appréciées

Linux reste la plateforme la plus appréciée. Les technologies de conteneurs Docker et Kubernetes arrivent en seconde et troisième position. Ils font également partie des plateformes que les développeurs veulent le plus apprendre avec AWS, ce qui montre à quel point ils sont aimés. WordPress est toujours le plus redouté, mais Slack Apps et les intégrations, nouvellement ajoutés à la liste cette année, occupent la quatrième place.

Perl, Scala, Go, Rust : les langages associés aux plus hauts salaires

Globalement, les répondants qui utilisent Perl, Scala et Go ont tendance à avoir les salaires les plus élevés, avec un salaire médian d’environ 75 000 $. Il est intéressant de noter que Perl est l’un des langages les plus redoutés, il est donc possible que ce salaire élevé soit destiné à compenser le manque de développeurs qui veulent utiliser cette technologie. Aux États-Unis, les développeurs Scala, Go et Objective-C ont tendance à avoir les salaires les plus élevés.

Les langages associés aux plus hauts salaires

Comment les technologies sont connectées ?

Les technologies peuvent se regrouper dans des clusters qui ont tendance à être utilisés par les mêmes développeurs. Ce graphique montre donc quelles sont les différentes corrélations qui peuvent exister entre les technologies. On remarque un grand groupe de technologies de développement web connecté via SQL à un groupe de technologies Microsoft, ainsi qu’un groupe de technologies d’exploitation connecté au réseau de l’écosystème Python via Linux.

Les différents clusters technologiques

Des développeurs ouverts aux nouvelles opportunités

Près de 57% des personnes interrogées ont déclaré ne pas chercher activement mais être ouvert aux nouvelles opportunités. 17% sont en recherche active. Globalement, les développeurs sont heureux et satisfaits au travail. Si l’on considère plusieurs pays à forte population de développeurs, la satisfaction au travail est généralement constante. Aux États-Unis, en Inde, au Royaume-Uni, en Allemagne et au Canada, plus de 80 % des développeurs ne recherchent pas activement un emploi, mais au moins plus de la moitié sont ouverts à de nouvelles opportunités.

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Statut relatif à l’emploi

Le salaire, travailler sur de nouvelles technos : principaux facteurs de recherche d’emploi

Quelles sont les motivations des développeurs à vouloir change de poste ? L’amélioration de la rémunération est de loin le facteur le plus commun pour les répondants, 70% d’entre eux notant qu’il est important d’augmenter les salaires. Le fait de vouloir travailler avec les nouvelles technologies est le deuxième facteur le plus populaire.

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Facteurs de recherche d’un nouvel emploi

Choisir entre deux postes : ce qui fait la différence

Dans l’ensemble, les langages et les technologies de l’entreprise restent le premier choix, suivi par l’environnement de travail ou la culture d’entreprise et la flexibilité des horaires. Il est intéressant de noter que les facteurs les moins importants étaient les performances financières de l’organisation (11,4 %), l’équipe spécifique (11,2 %) et la diversité de l’organisation (6,6 %).

Cependant, chez les femmes les résultats sont différents. Parmi les femmes interrogées, 48% ont choisi la culture d’entreprise comme l’un des facteurs les plus importants et 18% ont indiqué que la diversité était également de la plus haute importance.

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Choisir entre deux postes : ce qui fait la différence

Source : Stack Overflow Annual Survey (2020)

Les gestes écologiques à appliquer au boulot, pour une entreprise plus verte

Posté le 11 septembre 2019 par

L’écologie a pris une place prépondérante dans nos vies et dans nos prises de conscience sur l’effondrement du monde actuel. Si chacun avance à son rythme dans sa vie personnelle, quand est-il du monde professionnel ? Pouvons-nous réellement apporter notre engagement au bureau et réussir à sensibiliser collègues et hiérarchie ? Voici quelques gestes à garder en tête pour tenter de réduire sa consommation énergétique tout en continuant son job et, surtout, sans impacter les résultats de l’entreprise. Quelques conseils faciles à mettre en place pour une entreprise verte…

Chassez la veille

Nos outils électroniques consomment, c’est indéniable, mais ils consomment d’autant plus lorsque nous ne sommes pas présents si celui-ci est laissé en veille. Dès que vous vous absentez plus de trente minutes de votre poste, il est plus économique et écologique d’éteindre sa machine plutôt que de la laisser en veille. Tout comme il est plus écologique de régler la veille de son ordinateur à une poignée de minutes plutôt que « jamais ». Vérifiez également l’extinction de vos autres outils informatiques comme les imprimantes qui ont tendance à être oubliées.

Préférez l’ordinateur portable

… à l’ordinateur fixe, plus économique dans sa consommation même si l’un et l’autre se valent sur le coût de construction. Des écrans moins gourmands et des performances ajustées qui en font un outil plus écologique que l’ordinateur fixe. Il faut tout de même en prendre grand soin pour éviter d’avoir à en changer plus régulièrement qu’un ordinateur fixe. L’obsolescence programmée des ordinateurs portables peut être observée, nuançant ainsi la préférence pour ces machines portables.

Triez vos mails

Les mails sont stockés sur d’immenses serveurs qui nécessitent un refroidissement permanent et consomment beaucoup d’énergie à conserver vos données dont vous n’avez parfois pas l’utilité. Faites du tri, supprimez ce dont vous n’avez plus besoin et gardez uniquement le plus important. Vérifiez aussi que tous les destinataires de vos mails sont utiles, réduisez au maximum ces interactions numériques surtout lorsque vous pouvez vous déplacer jusqu’à leur bureau ! Ou alors, utilisez un service de messagerie instantanée qui est bien plus écologique que les mails par centaines.

Dans la même lignée, désabonnez-vous des newsletters que vous ne lisez pas, CleanFox est un outil très pratique qui vous permet d’automatiser ses désabonnements et éviter l’envoi massif de mails inutiles.

Responsabilisez vos recherches

Il est plus écologique d’enregistrer en favori les sites que vous consultez régulièrement ou d’en connaître l’adresse exacte afin d’éviter les recherches inutiles qui encombrent les serveurs des détenteurs. Google et ses compères moteurs de recherche disposent d’énormes capacités de calcul qui se mettent en branle à la moindre recherche effectuée, pourquoi alors ne pas les économiser en passant directement par des chemins plus rapides et plus verts ?

Veillez au thermostat

Le fameux débat qui revient toujours à chaque changement de saison : quelle température maintenir dans le bureau ? Un débat qui ne trouvera probablement pas de fin étant donné les besoins de chacun. Néanmoins, baisser le chauffage de quelques degrés et mettre un pull ou augmenter la température de la clim pour ne pas dépasser les huit degrés avec l’extérieur ne peut qu’avoir des impacts positifs sur la consommation énergétique de l’entreprise. Le plus important reste de communiquer avec vos collègues car mettre la climatisation à 21°c et ouvrir les fenêtres en même temps favorise les déperditions d’énergie et ne contente personne.

L’astuce de fermer les volets lorsque personne n’est présent au bureau permet de conserver la fraîcheur ou la chaleur et limite ainsi les déperditions d’énergie. Si vous êtes le dernier à quitter le bureau, prenez la responsabilité d’y veiller.

Laissez-vous transporter, mais pas trop

Le secteur du transport et le secteur le plus polluant en France à l’heure actuelle. Laisser sa voiture au garage et privilégier des méthodes douces pour se rendre sur votre lieu de travail est une excellente manière de réduire son bilan carbone. N’hésitez pas à parler covoiturage avec vos collègues et à instaurer de nouvelles méthodes de transports comme a pu le faire Ankama l’année dernière.

Malgré les prix parfois très attractifs des vols intérieur en France, ils sont la source d’un gouffre écologique de plus en plus important, essayez au mieux de limiter vos déplacements professionnels et de choisir des méthodes de déplacement plus écologiques.
Dans cette logique, ne pas se déplacer du tout reste le moyen le plus sûr de baisser sa consommation : proposer des visio-conférence avec ses associés lointains et télé-travailler sont d’excellents moyens de réduire sa consommation d’énergie.

Sélectionnez vos fournisseurs

Si l’écologie peut entrer dans votre ligne de compte au sujet de vos fournisseurs, comparez et parlez-en avec eux. Leurs méthodes de transports, de fabrication et l’ensemble de leur parcours de travail sont à prendre en compte. Cela permet de renforcer votre engagement auprès de vos clients et d’assurer l’éthique de votre entreprise autour de vous.

En parler autour de soi

Et si ces petites astuces transcendaient le cadre de votre travail pour s’étendre à l’ensemble de vos connaissances ? Rien de plus simple, il suffit d’en parler et d’aborder le sujet autour de vous, c’est en avançant chacun un petit peu que nous pourrons collectivement faire un grand pas.

Il n’est jamais facile d’instaurer des gestes simples d’économies d’énergie sur son lieu de travail, entre ceux qui ne se sentent pas concernés, ceux qui veulent faire des efforts mais se retrouvent bloqués par les premiers, ceux qui cherchent la facilité et la rapidité, rien de plus compliqué que de faire entendre votre voix pour tenter d’améliorer les choses. Pourtant, la question des entreprises dans le changement climatique est cruciale, c’est en responsabilisant les entreprises que nous pourrons toucher les foyers et participer à des changements d’habitudes globales.

 

Bien-être au travail : se sentir mieux au quotidien en 6 astuces

Posté le 5 juin 2019 par

Le bien-être au travail est un sujet d’actualité. Nous ne parlerons pas exactement du bien-être mais plutôt d’un cadre général du travail qui a tendance à favoriser l’harmonie. En effet, il ne faut pas confondre le bien-être avec la satisfaction au travail, même si cette dernière peut favoriser le bonheur. Le bien-être au travail est largement influencé par le poste occupé. Les emplois demandant de fortes capacités physiques sont usants à la longue et ont tendance à baisser l’harmonie que nous cherchons pour éprouver le bonheur. Cela se répercute aussi sur les emplois peu valorisants, qui ne sont pas reconnus voir mêmes invisibilisés. Si certaines stratégies peuvent être mises en place pour contrebalancer ce gouffre, il n’est pas aisé d’avoir le même ressenti du bien-être au travail dans l’ensemble des catégories socioprofessionnelles. Nous tenterons de proposer des idées qui peuvent s’appliquer pour la majorité des travailleurs.

1 – L’autonomie

L’une des principales stratégies à mettre en place pour se sentir mieux sur son lieu de travail est d’avoir plus d’autonomie. De pouvoir organiser son temps de travail comme bon nous semble, d’être capable de parfois modifier ou intervenir dans le choix de nos délais mais également sur la quantité de travail qui nous est attribuée. D’être dans la mesure de stopper momentanément la tâche en cours et de pouvoir faire des pauses de manière régulières. Cette organisation est à décider avec votre supérieur mais semble pouvoir se mettre assez facilement en place suivant le type de poste.

Avoir plus d’autonomie, c’est se sentir en assurance et savoir qu’on nous accorde une certaine confiance dans l’organisation de notre temps de travail. C’est également pouvoir apprendre de nouvelles choses car de par cette autonomie, nous pouvons nous écarter des tâches répétitives et consacrer un temps de temps à de nouvelles choses, comme approfondir ses connaissances ou en acquérir de nouvelles.

Une autonomie laissée à la libre appréciation des salariés, c’est être capable de faire face à l’urgence. Pouvoir quitter le travail plus tôt en cas d’urgence, de pouvoir arriver en retard suite à quelques catastrophes personnelles tout en étant serein face à ces retards sur son temps de travail. C’est trouver l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle. C’est apprendre à faire confiance à ses salariés.

Si votre travail le permet, n’hésitez pas à essayer de prendre les choses en main, à proposer votre vision de l’organisation de votre travail et à expliquer que tout le monde y gagnerait en vous laissant gérer votre temps de manière plus libre.

2 – Le soutien social

Le soutien social ne doit pas être négligé car il joue une part très importante du bien-être au travail. Il est extrêmement important de sentir que l’on fait partie d’une équipe et que cette équipe soit présente en soutien en cas de travail délicat ou de situations compliquées. Cela vaut également pour les supérieurs qui se doivent d’être présents sur certains travaux. La coopération et l’aisance dans l’équipe sont le véritable noyau dur qui formera le bien-être au travail. Se sentir à sa place, savoir que l’on peut compter sur ses collègues et, également, être en mesure de les aider en retour est à la fois gratifiant et rassurant.

Le soutien social ne doit pas être négligé car se sentir écouté·e sur son lieu de travail est rassurant et permet de se sentir plus protégé·e par son entreprise. Cela crée des liens qui dépassent le statut de seul « collègue ».

Pour ne pas être exclu, il est important que la charge de travail soit équitablement répartie entre tous les travailleurs. La cohésion d’une équipe n’en sera que plus renforcée. De même qu’il est aussi indispensable d’apprendre à être à l’écoute pour les autres et d’être capable de les aider comme ils vont ont aidé. Tout est question d’équilibre, ainsi, si la situation sociale est calme et juste, les travailleurs n’auront pas de stress supplémentaire pour venir au bureau.

3 – La reconnaissance

La reconnaissance est sans doute le point que l’on peut le moins maîtriser. En effet, cette reconnaissance regroupe l’impression d’être utile dans son travail. Cette impression d’utilité favorise largement le bien-être au travail et aide à s’y sentir bien. Il n’est pas toujours facile de trouver un sens dans ce que l’on fait au jour le jour et, pourtant, la mouvance est bien là. Beaucoup ont quitté leur « bullshit job » pour trouver plus de sens au travail chaque jour. Si vous n’êtes pas reconnus dans votre travail et que vous ne recevez aucun mérite lorsque vous parvenez à atteindre vos objectifs, il est alors peut-être encore temps de changer ?

Il y a parfois des problèmes éthiques à travailler dans une société, il n’est jamais simple de les gérer ni d’en tirer une quelconque fierté. Cela n’aide pas du côté de la reconnaissance. Des salariés qui se reconnaissent dans les engagements de la société, qui savent pourquoi ils y travaillent et qui sont fiers d’en fait partie aide forcément à s’y sentir bien et à avoir envie de venir y travailler chaque matin.

4 – L’aménagement

Parlons maintenant organisation de l’espace. Si vous travaillez dans des bureaux et qu’il est possible de les aménager, n’hésitez plus ! Exit les murs blancs, les bureaux blancs, le plafond blanc, les chaises blanches, place à un environnement de travail un peu plus gai ! Cela peut se régler en quelques coups de peinture ou alors en mettant des stickers ou des tableaux aux murs. Avoir un environnement plaisant autour de soi aide à la concentration et au plaisir de s’y trouver. Vous êtes dans le milieu créatif ? Pensez à varier les environnements pour aider l’inspiration.

Il est aussi possible de penser à de nouveaux aménagements pour se sentir mieux sur son lieu de travail, comme organiser un coin repos pour les pauses ou même aménager de véritables pièces de jeux pour renforcer les liens. Nombreuses sont les Start-Up à avoir adopté cet esprit et si l’impression peut aller jusqu’à faire penser à « chez soi » incitant alors à rester plus longtemps au bureau, cela favorise aussi la concentration et l’égayement de l’esprit.

N’hésitez pas à investir dans des plantes vertes, celle-ci font respirer le lieu et rayonnent dans l’ambiance parfois étouffante d’un bureau. Côté bien-être santé, les bureaux et chaises de bureau adaptées pour tous types de travail sont aujourd’hui monnaie courante, cela peut contribuer au bonheur des employés sur leur lieu de travail.

5 – Les formations

N’est-il pas agréable de continuer à apprendre même après avoir quitté les bancs de l’école ? C’est aujourd’hui de plus en plus possible grâce à l’ensemble des aides mises en place. Il est tellement motivant de se dire qu’il est encore possible d’apprendre, de se mettre à jour sur de nouvelles pratiques, de développer ses compétences. Certes, il n’est souvent pas de votre ressort de pouvoir participer ou non à des formations, mais pourquoi ne pas glisser l’idée et peut-être apporter cette nouveauté à votre entreprise ? L’épanouissement intellectuel est grisant et vous aidera à vous sentir mieux au travail et, surtout, à avoir l’impression que vous avez fait un grand bond à avant. Cette sensation de grande avancée crée des moments d’euphorie où tout nous semble possible. Pourquoi ne pas les pousser à arriver plus fréquemment afin de booster votre motivation, votre productivité et votre bonheur personnel ?

L’épanouissement personnel des salariés n’est pas à prendre à la légère, c’est cette forme de bien-être qui va les motiver à rester au sein de votre entreprise. De savoir qu’ils peuvent évoluer, qu’ils peuvent encore apprendre et être capables de développer leurs capacités. S’ils commencent à stagner et à ne plus entrapercevoir les possibilités que leur offre leur poste, vous avez de plus grandes chances de les perdre. Proposez des opportunités de formation et le bien-être général de l’entreprise augmentera significativement.

6 – Un espace de restauration

Nous parlions plus haut de l’organisation de l’espace de travail, il semble aujourd’hui indispensable de proposer un petit coin de restauration pour permettre aux travailleurs de manger ou de boire quelque chose. Pourquoi ne pas agrémenter cet espace de fruits frais ? Cela évitera de se bourrer de gâteaux industriels lors des petites fringales et permettra d’améliorer l’hygiène de vie des salariés. Vous pouvez aussi ajouter des fruits secs qui sont excellents pour la santé. Proposer ce genre de service permet également d’avoir un lieu où les liens peuvent se créer plus facilement.

En proposant des fruits frais, vous pouvez aussi proposer le matériel pour faire des jus et ainsi ne jamais manquer de jus frais. Très bons et remplis de vitamine, cela change du café ou d’un soda remplit de sucre. Le tout, bien sûr, à consommer avec modération. Cela variera les pauses goûters et permettra de faire le plein d’énergie pour tout le monde !

 

L’ensemble de ces petits coups de pouce sont plus ou moins faciles à mettre en œuvre, mais une fois l’équilibre trouvé, l’atmosphère que vous aurez créée sera unique et chacun des employés aura sa place et se sentira bien.

Sources : rapport d’enquête Dares «Travail et bien être psychologique », bienetreautravail.com

Stress positif au travail, en quoi peut-il être bénéfique ?

Posté le 17 avril 2019 par

Il est important de rappeler les nombreux dangers d’un stress négatif (Distress). Une pression quotidienne, sur le long terme, et imposée par autrui peut entraîner de graves séquelles, physiques et mentales, pouvant aller jusqu’au burn-out. Cette maladie est l’un des symptômes les plus alarmants de notre société et ses causes sont multiples : surcharge de travail, objectifs insuffisamment définis, des relations difficiles avec la hiérarchie ou les collègues, un manque d’autonomie, etc. Les articles traitant du stress sont nombreux sur la toile, mais nous allons aborder ce sujet sous un nouvel angle. Le stress positif, le pendant rassurant du stress au travail.

Comment est-ce possible, le stress positif ?

Le stress positif, dit Eustress, est la pression créée naturellement par le corps lorsqu’il s’agit de répondre à de nouveaux stimulus : un nouvel environnement de travail, une tâche qui sort de l’ordinaire ou encore l’arrivée d’un nouveau collègue. Ces courts moments de stress qui impliquent au corps et à l’esprit de s’adapter à cet environnement permettent d’exacerber nos compétences, d’être plus alerte et de mobiliser ses forces.

Il s’agit ici de la théorie du « U inversé » qui tend à prouver que le stress, dosé à sa juste mesure – ni trop, ni pas assezaugmente l’efficacité et la productivité.

U inversé
Les performances suivant la pression ressentie. Les « U inversé »

Mais, alors, comment gérer cet Eustress ?

En se fixant des objectifs. En relevant de nouveaux défis. Il y a de nombreuses manières de valoriser son travail qui impliquent l’augmentation du stress positif jusqu’à trouver l’équilibre qui allie parfaitement productivité et balance du stress.
Cet équilibre reste précaire, car il peut rapidement nous échapper et devenir incontrôlable. Si se fixer de nouveaux objectifs est généralement positif, cela implique que ces objectifs continuent d’être remplis par la suite, une forme de pression qui peut dégénérer en stress négatif si cela s’étend dans la durée. De la même façon, si l’énergie déployée n’atteint pas les objectifs et s’en retrouve frustrée, la dose de stress devient négative et difficile à gérer. Se laisser submerger par ses émotions et ne pas réussir à se vider l’esprit face à une tâche sont tout autant de signes qui prouvent que le stress positif est en train de tomber du côté du stress négatif.
S’il faut être vigilant vis-à-vis des signes, il reste très intéressant et motivant de se fixer des buts pour se surpasser et ainsi travailler efficacement.

Se donner un objectif à atteindre

Et le corps, dans tout ça ?

Notre corps est habitué à gérer ce type de situation, il est tendu dans les situations d’angoisse, mais se relâche naturellement après ces courtes périodes. Cette période de relâche apparaît après un moment intensif comme un entretien d’embauche, une présentation à ses collègues ou encore le rendu d’un dossier important.
À la longue, si le corps subit de trop longues périodes de stress, il est possible que celui-ci ne parvienne plus à surmonter l’angoisse et s’enfonce dans une fatigue durable. L’épuisement avancé tant physique que mental peut faire apparaître d’autres symptômes qui doivent vous alerter sur votre situation. Repensez votre méthode de travail afin de ne plus subir cette situation épuisante.

L’équilibre entre le corps et l’esprit, le plus important pour apporter un stress positif optimal

Les conditions générales pour atteindre le stress positif

Il n’existe pas de méthode efficace à 100 % pour l’ensemble de la population. Mais, en réunissant les conditions citées ci-dessous, vous devriez mettre toutes les chances de votre côté pour être dans une position de stress positif optimal.

  • Relâchement et souplesse des muscles
  • Tranquillité d’esprit
  • Pas ou peu d’inquiétude
  • Être rempli d’énergie
  • Un état d’esprit positif et optimiste
  • Le plaisir
  • L’impression de « ne pas forcer »
  • Avoir confiance en soi
  • Être vif et alerte
  • Avoir la sensation de contrôler sa situation
  • Être concentré et présent

En étant à l’écoute de notre corps et de notre état d’esprit mental, il est possible d’atteindre cet état de stress positif qui vise à augmenter et booster notre productivité. Cet état d’esprit permet également de raviver sa confiance en soi et l’estime de soi. Ainsi, cela aide à mieux connaître ses points forts et à assurer ses acquis. Le stress et l’anxiété sont tout à fait normaux, bien maîtrisés et utilisés, ils peuvent devenir un véritable atout au travail. Attention cependant, à les utiliser avec parcimonie pour éviter la chute du côté négatif du stress. Avez-vous déjà vécu des situations où le stress a été bénéfique ?