Quel est l’impact du télétravail sur la productivité ?

Posté le 26 mai 2020 par

Plus de 7 millions de salariés français ont basculé en télétravail dès l’annonce du confinement. Fin mars, un salarié sur 4 était en télétravail. Malgré la crise, le travail à distance a été une bouée de sauvetage pour beaucoup d’entreprises ayant pu maintenir leurs activités. Pourtant, le télétravail reste la norme pour bon nombre de salariés encore aujourd’hui. Quand est-il de la productivité en télétravail ? Plusieurs études ont fait surface et ont tenté de répondre à cette question. Voici un résumé des résultats.

Le secteur d’activité doit être adapté au télétravail

Avant de répondre, il faut bien comprendre que la productivité au télétravail dépend fortement de la qualité initiale de la mise en place du télétravail au sein des équipes, mais aussi du secteur d’activité concerné, qui peut être plus ou moins adapté au télétravail. Ainsi, les cadres commerciaux ou technico-commerciaux, les ingénieurs de l’informatique ont déjà une pratique de télétravail courante. Ils disposent également des outils nécessaires pour remplir leur fonction. D’autres secteurs d’activités comme la communication ou les assurances sont également des secteurs plus propices à pratiquer le télétravail.

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Une perte moyenne de productivité de 1%

Un rapport de ZDnet et Valoir montre que le passage brutal au télétravail suite au coronavirus n’a eu pour effet qu’une réduction moyenne de 1% de la productivité au travail. Les télétravailleurs avec des enfants ont signalé une baisse de productivité de 2% alors que les personnes seules en télétravail (sans autre personne à la maison) ont constaté une baisse moyenne de 3%.

La plupart des personnes qui ont télétravaillé l’ont fait pendant les heures de travail classiques, avec moins de 10% commençant avant 7h ou prolongeant leur journée au-delà de 19h. Ceux qui rencontrent des distractions pendant leur journée de travail indiquent les réseaux sociaux pour principal fautif. En effet, près d’un tiers des personnes interrogées, même parmi celles qui ont des enfants, ont déclaré que les réseaux sociaux constituaient leur plus grande distraction, avec près de deux heures par jour.

4 travailleurs sur 5 estiment que leur entreprise fait bien de permettre le travail à distance. Seuls 5% ont mal noté leur entreprise sur ce point. Et plus de 40 % des travailleurs préféreraient travailler à distance à temps plein à l’avenir.

Le télétravail aurait un impact neutre voir légèrement positif sur la productivité

Une autre étude réalisée par le site Corona-work.fr (sur plus de 1540 professionnels depuis le 16 mars 2020) dresse une typologie des télétravailleurs. Issu d’un projet collaboratif, ce site a été lancé par six spécialistes de l’analyse de données pour mesurer et comprendre l’impact de la mise en place du télétravail. Parmi les nombreux résultats, on remarque que le télétravail a un impact neutre voir légèrement positif sur l’efficacité au travail puisque la note moyenne donnée est de 2,7 / 5 (5 étant un impact très positif).

4 personnes sur 5 souhaitent continuer à télétravailler

télétravail-étudeL’étude indique également que plus de 4 personnes sur 5 souhaitent continuer à télétravailler après la sortie de crise.  En cause : des conditions de travail nettement améliorées avec moins de temps dans les transports (72% des répondants), davantage de temps libre (40%), plus de pauses dans la journée (38%).

Les professionnels interrogés disent travailler plus qu’avant, mais affirment également être plus efficaces et plus concentrés. Ils envisagent de continuer le télétravail une fois de temps en temps (44,3%), le plus possible (14%), voir tous les jours (1,7%). Près de 26% souhaitent télétravailler autant qu’avant.

Le contact humain et la sociabilité au bureau manquent davantage au 18-29 ans

Un autre constat intéressant est le critère de l’âge, relativement clivant. En effet, 14,5% des répondants indiquent qu’ils refusent de continuer le télétravail alors que ce chiffre s’élève à 20,6% chez les 18-29 ans. Ce pourcentage s’élève encore à 28,7% pour les jeunes célibataires et à 36,1% pour les jeunes femmes. Des chiffres surprenants, mais qui témoignent du besoin important pour les jeunes actifs d’être en relation avec les autres et d’être au bureau.

Le télétravail plutôt que l’open-space ?

Serait-ce la mort de l’open-space ? Pour le publicitaire Jacques Séguéla, c’est effectivement le cas depuis le 11 mai 2020. En s’appuyant sur une étude réalisée par l’agence BETC, il prévoit des évolutions lourdes et durables pour les entreprises françaises. L’étude complète liste l’ensemble des aspirations des répondants sur un échantillon de 7000 personnes. Résultat : la France est scindée entre ceux qui veulent que tout recommence comme avant et ceux qui souhaitent tout changer.

Après tout, pourquoi sortir de chez soi alors que l’on s’y sent si bien ? Cet état d’esprit n’est pas vrai pour tout le monde, notamment pour ceux qui ont été confinés à quatre dans 40m² ou ceux qui ont vécu un confinement complexe plus généralement. Néanmoins, la tendance du confort et du « retour chez soi » est très forte. Ceci étant provoqué par le grand succès du télétravail, de la télémédecine, etc..

Des entreprises ont déjà mis en place le télétravail permanent

Pour certaines entreprises, l’open-space, c’est fini. Hors de question pour ces dernières de recourir à des closons en plexiglas entre chaque bureau pour limiter les rapprochements entre collaborateurs. Il est plutôt question pour ces sociétés de tirer le bilan de cette période de télétravail. Un bilan positif pour ces structures qui ont rapidement compris que le confort des collaborateurs dans un environnement bien encadré pouvait conduire à une meilleure performance au travail.

Les entreprises de la tech sont probablement les plus à même de travailler à distance. Twitter a d’ailleurs annoncé que ses 4 900 salariés sont autorisés à continuer le télétravail après le déconfinement et de façon permanente. Google et Facebook tentent de suivre la tendance, avec un télétravail prolongé jusqu’en 2021 à minima.

Face à ces mutations nouvelles et à l’essor exponentiel du télétravail pendant la crise, comment ne pas laisser entrevoir la possibilité d’un télétravail permanent pour ces employés ? Plusieurs études semblent confirmer le fait que la productivité ne diminue pas lorsque le télétravail y est bien encadré et que les bons outils sont au rendez-vous. Les entreprises de la tech au sens large semblent offrir les meilleurs prérequis à un télétravail optimal. À tel point que certaines entreprises ont déjà sauté le pas avec un télétravail permanent pour les employés. Finalement,  deux cas de figure émergent de cette situation : ceux qui travaillent mieux depuis chez eux et qui ont une meilleure qualité de vie en télétravail, et ceux dont le télétravail ne doit pas être régulier et dont le contact humain au travail est un élément indispensable pour être plus efficace. Quoi qu’il en soit, les aspirations de chacun sont bel et bien clivées entre ces deux options.

Sources : Corona-work.fr / ZDNet / Cabinet Valor / Challenges / BETC

Télétravail : 10 outils pour rester efficace pendant le confinement

Posté le 17 mars 2020 par

En cette période de confinement, le télétravail semble être la meilleure solution pour maintenir une qualité de service face à la pandémie actuelle du Coronavirus. Pas toujours facile pour les entreprises de s’adapter à ce contexte délicat, même si le télétravail semble être la solution la plus adaptée à la situation. L’année dernière déjà, nous évoquions les bienfaits du télétravail et pourquoi il était nécessaire pour les entreprises de progressivement l’adopter. Aujourd’hui, nous souhaitons vous parler de l’aspect organisationnel avec une sélection de dix outils, parfaitement adaptés pour le télétravail et l’échange à distance avec ses collègues. Cette sélection a été faite sur la simple base de nos affinités personnelles avec ces outils. Il ne s’agit donc pas d’un article sponsorisé ou d’affiliation.

Les outils pour mieux communiquer en télétravail

Slack – Plateforme de communication collaborative (gratuit)

Connu du public, Slack est une plateforme de chat interne centralisant l’intégralité de vos flux de communication. L’outil est très complet en offrant à chaque utilisateur un espace de travail partagé. Les conversations sont bien agencées et accessibles. Vous pourrez donc très facilement échanger et partager vos fichiers avec votre équipe. La messagerie facilite les échanges puisque l’outil permet d’organiser les discussions par équipe ou par projet. Ce qui permet d’avoir une vision relativement aérée des projets dans leur ensemble. De plus, la fonctionnalité de partage d’écran rend la collaboration multi-site très simple. En effet, le partage d’écran interactif permet aux participants d’un appel Slack de cliquer, faire défiler, taper ou éditer ce qui est partagé sur la présentation.

Microsft Teams – Plateforme de communication collaborative (gratuit)

Si vous connaissez Skype, vous allez adorer Microsoft Teams. La plateforme de Microsoft repose sur Office 365 et facilite grandement le travail en équipe. Vous aurez alors accès aux versions web de Word, Excel, et PowerPoint, mais également un hébergement de courrier Exchange avec domaine de courrier personnalisé, ainsi qu’un stockage personnel et un partage de fichiers avec OneDrive. Il est aussi possible de communiquer via les appels audio et vidéo en ligne, mais aussi via les partages d’écran, enregistrements des réunions et bien plus. À noter que Microsoft Teams s’est récemment dotée d’une fonctionnalité permettant de flouter son arrière-plan lors d’un appel vidéo. Cela permet alors de focaliser la caméra sur soi uniquement et de rendre abstrait tout ce qui trouve derrière. Très pratique si vous avez des enfants à garder pendant votre télétravail.

RingOver – Gérer vos appels à distance (freemium)

RingOver dispose d’une application web et mobile, où vous aurez la capacité de délocaliser votre téléphone professionnel où que vous soyez. Avec cet outil intuitif, vous pourrez facilement accéder à des fonctionnalités collaboratives telles que la conférence téléphonique, l’invitation à rejoindre un appel, partager ses contacts, la messagerie interne. Un outil à garder sous la main si votre profession implique de ne rater aucun appel.

My Meeting Time – Trouver vos créneaux facilement (gratuit)

Il peut être complexe pour les grandes entreprises internationales de se coordonner sur la prise de rendez-vous dans la mesure où les collaborateurs ne résident pas tous dans le même pays. C’est justement dans ce contexte que My Meeting Time apporte une solution claire et efficace. Grâce au site internet et à l’extension Chrome du même nom, vous avez la capacité d’organiser très facilement vos réunions internationales. Le principe est simple : indiquez votre ville et celle des différents participants à la réunion, et l’outil vous trouve automatiquement les plages horaires possibles sur les heures habituelles de travail. Un outil d’une grande simplicité, qui peut s’avérer très utile.

Les outils pour collaborer en télétravail

Atolia – Outil de gestion de projet made in France (payant)

Atoliaoutils-télétravail-atolia est un outil sécurisé très bien pensé et très efficace pour le travail collaboratif. L’application made in France simplifie le travail en équipe en regroupant au même endroit tout ce qui est nécessaire : visioconférence, messagerie instantanée, partage de documents, agenda, ou encore suivi des objets. Beaucoup de grandes entreprises françaises utilisent Atolia. Attention toutefois, l’outil est payant et l’offre débute à 7€ HT par mois et par utilisateur.

Trello – Outil de gestion de projet (gratuit)

outils-télétravail-trelloLa simplicité de Trello et son côté très intuitif en font un outil particulièrement connu et approuvé du public. Après avoir créé un compte, vous pouvez créer votre premier tableau établi pour la gestion d’un projet défini. Vous pouvez également utiliser l’outil sous la forme d’une To Do List très simple. Une fois que vous avez créé votre tableau, vous pouvez alors ajouter votre première carte qui est l’élément central de l’outil au final. Pour chaque carte, vous avez la possibilité d’assigner un membre, indiquer des tags, ajouter des check-lists, des deadlines, etc..

Freedcamp – Gestion de projet intégrale (gratuit)

outils-télétravail-freedcampFreedcamp est un outil incroyablement complet et surtout entièrement gratuit. Il existe bien entendu des solutions payantes, mais l’offre gratuite est incroyablement complète. Il vous permet de faire de la gestion de projet ou encore de gérer votre facturation. On retrouve toutes les fonctionnalités classiques de tous les outils de gestion de projet habituels. La To Do List permet d’assigner une tâche à un utilisateur en particulier. Une gestion simplifiée des dates butoirs avec des alertes pour vous rappeler les échéances permet de réellement bien s’y retrouver dans son activité. Vous pouvez ajouter des tâches, des sous-tâches et surtout y accorder un certain niveau de priorité.

Monday – Gestion de projet (payant)

Monday est une application web et mobile de gestion d’équipe. Le point fort de l’outil réside dans sa centralisation de toutes les communications au sein de tableaux. Un tableau de Monday est plus ou moins l’équivalent d’une feuille de calcul Excel où sont regroupés vos groupes d’objets sous forme de lignes. C’est donc un véritable tableau de bord virtuel dans lequel les informations du projet sont enregistrées et sécurisées. Monday permet aux équipes de gérer les projets et les flux de travail en toute confiance. À noter que 30 jours d’essai gratuit sont possibles.

Les outils pour transférer des documents lourds

Smash – Outil français (gratuit)

Gros coup de coeur pour cet outil made in France et entièrement gratuit. Avec Smash, en quelques clics vous pouvez très facilement envoyer des fichiers à un destinataire en personnalisant l’envoi avec un message précis. Il suffit de glisser-déposer votre fichier sur la page d’accueil de Smash puis d’indiquer l’adresse ou les adresses des destinataires. Un clic et le fichier est envoyé. Le destinataire peut même prévisualiser le contenu de votre fichier avant de le télécharger. Côté sécurité, pas de panique : vous pouvez également protéger votre fichier avec un mot de passe. Les serveurs sont localisés en France, le service est sans publicité et sans besoin de s’inscrire. Les fichiers une fois en ligne resteront disponibles 14 jours. Aucune limite de poids à vos fichiers. Smash est vraiment un des outils les plus adaptés pour le télétravail si vous avez une connexion stable.

MyAirBridge – Outil de transfert de fichier (gratuit)

MyAirBridge est un outil très similaire à Smash. Cependant, vous pourrez transférer des fichiers seulement dans une limite de poids de 20go au total. Les mêmes fonctionnalités sont au rendez-vous. Il est également possible de générer un lien de téléchargement avant même la fin du chargement des fichiers. Les fichiers sont gardés 5 jours sur les serveurs. Finalement, MyAirBridge est gratuit et son offre correspond à l’offre payante de WeTransfer.

 

Si vous avez d’autres outils pour rester productifs en télétravail, n’hesitez pas à nous en faire part en commentaire ci-dessous.

Semaine de 4 jours : Quelle productivité peut-on attendre ?

Posté le 11 décembre 2019 par

La qualité de vie au travail est un sujet particulièrement important de nos jours. La possibilité de travailler depuis chez soi en est un parfait exemple, tant le nombre de télétravailleurs s’accroît. Mais imaginez plutôt de pouvoir bénéficier d’un jour de repos supplémentaire dans la semaine pour retrouver un meilleur équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle. Beaucoup d’entreprises font ce pari de la semaine de 4 jours, et très vite se pose une question existentielle : quelle productivité peut-on attendre d’une semaine de 4 jours ? Réponse dans cet article.

La semaine de 4 jours : un succès pour Microsoft au Japon

La semaine de travail de 5 jours est profondément enracinée dans notre culture du travail. À la fin du 18e siècle, travailler 10-16 heures était considéré comme banal étant donné que les usines devaient fonctionner 24 heures par jours, 7 jours par semaine. Ensuite, Robert Owen, théoricien et défenseur des journées de travail courtes, a lancé le slogan « Huit heures de travail, huit heures de loisir, huit heures de repos ». Aujourd’hui, les 5 jours de travail et 7 heures par jour sont un standard. Pourtant, de plus en plus d’études continuent de montrer que la semaine de 5 jours n’est pas aussi efficace que des semaines de travail plus courtes.

En août dernier, Microsoft Japon a tenté une expérience appelée Work-Life Choice Challenge Summer 2019. L’ensemble du personnel a alors expérimenté la semaine de travail de 4 jours. Au total, ce sont près de 2 300 employés qui ont bénéficié de cinq vendredis libres sans aucune réduction de salaire et sans toucher aux jours de vacances. Résultat : un grand succès avec des gains de productivité de près de 40% et une augmentation de la satisfaction des employés (92,1% des employés ont déclaré profiter de la semaine la plus courte).

Pour pouvoir mener à bien cette expérience, Microsoft Japon a raccourci de nombreuses réunions (ou les ont menées à distance). L’entreprise a également pu constater une baisse de 23,1% de la consommation d’électricité grâce aux trois jours du week-end. L’expérience est donc très concluante, avec d’une part des gains de productivité, des salariés plus épanouis, et d’autres parts moins de ressources utilisées et donc un geste pour l’environnement. Que de positif.

Le CEO, Takuya Hirano, a expliqué pourquoi il avait voulu mener l’expérience de la semaine de 4 jours. L’objectif, dit-il, était de « travailler moins, mieux se reposer, et apprendre ». « Je veux que mes employés réfléchissent et tentent de comprendre comment ils pourraient faire les mêmes résultats en travaillant 20 % de temps en moins », a-t-il ajouté dans un communiqué transmis au Guardian.

Des entreprises françaises connaissent le même succès

“Dans les entreprises de 4 jours, les salariés ont la pression du temps. Ils ont tendance à se débarrasser de leurs tâches rébarbatives dès le début de la semaine pour gagner en efficacité”, selon Isabelle Rey-Millet, professeure de management à l’ESSEC.

En France, les 35 heures sont dans les faits obligatoires depuis une réforme de 2002. Cependant, certaines entreprises parviennent à la contourner, en négociant entre employeur et employé. Ce le cas de Love Radius, entreprise spécialisée depuis 2007 dans la confection et la commercialisation de porte-bébés. La société adopte de mai à août, sans baisse de salaires, la semaine de 4 jours, puis l’a généralisée ensuite au reste de l’année face à ce premier constat réussi. En supprimant un jour, le travail se reporte sur les autres jours. Les salariés font preuve d’une meilleure autonomie et développent également une meilleure organisation. Les horaires n’ont pas changé. Les jours fériés sont décomptés comme le jour de repos supplémentaire, de même avec les arrêts maladie. Un succès pour Love Radius, qui réalise un chiffre d’affaires de plus de 3 millions d’euros en 2018.

L’entreprise Yprema a également fait le pari de la semaine de 4 jours, mais depuis bien longtemps. En 1997 déjà, 80% des salariés (hors cadres dirigeants, commerciaux, et agents d’accueil) sont passés à 4 jours toute l’année. Voilà près de 22 ans que le modèle tient. L’entreprise spécialisée dans l’économie circulaire et le recyclage de matériaux a réalisé un chiffre d’affaires de 23,5 millions d’euros en 2018 et compte aujourd’hui plus de 100 salariés répartis sur 16 sites en France.

Qu’en est-il du fonctionnement ? Les salariés se voient affecter un jour fixe de repos, négocié avec leur employeur. Pour compenser la perte de ce jour et rester aux 35 heures, l’entreprise décide alors d’augmenter le volume horaire. L’entreprise fonctionne alors 5 jours, 44 heures par semaine et revendique 13 mois de production par an. Elle bénéficie de la loi Robien, qui permet aux entreprises de réduire le temps de travail des salariés en contrepartie d’allégement de cotisations pendant 7 ans. Résultat : les embauches de l’entreprise ont progressé de 10%.

La semaine de 4 jours pas forcément approuvée par tous

Paradoxalement, d’autres entreprises ont tenté la semaine de 4 jours, et ont ensuite fait marche arrière. En août 2018, Business Insider évoquait l’histoire de Ryan Carson, le fondateur et CEO de Treehouse, une société dédiée à l’apprentissage de la programmation. Le CEO a alors expérimenté pour ses employés la semaine de 32 heures, étalées sur 4 jours de travail. Il est finalement revenu en arrière. En cause : travailler moins aurait fait perdre aux travailleurs « leur éthique de travail ».

Ryan Carson travaille lui 65 heures par semaine. Il estime que « travailler plus intelligemment » ne suffit pas toujours. Selon lui, il est nécessaire de « travailler mieux, mais aussi de travailler plus dur ». Il met donc en évidence la nécessité de faire les deux, sans pour autant aborder la question du bien-être de ses salariés. Pour lui, l’expérience n’était pas concluante et le manque de travail s’est fait ressentir. La société a fini par faire appel à des cadres intermédiaires puis, en 2016, elle a suspendu la semaine de quatre jours.

Il n’y a pas de modèle unique

La semaine de 4 jours semble être approuvée par bon nombre de travailleurs du monde entier. Selon une étude publiée par le Workforce Institute, 3 personnes sur 4 préféreraient travailler moins de cinq jours par semaine. L’idée est alors de travailler plus intelligemment, au lieu de plus longtemps. Les salariés en burn-out, les parents désireux de passer plus de temps avec leurs enfants, la génération Y particulièrement soucieuse de l’équilibre vie pro/perso, ou encore les écologistes cherchant à réduire la consommation énergétique ou la pollution due aux trajets quotidiens, sont d’autant de partisans de ce mode de travail nouveau.

Mais attention, car il n’existe pas de modèle unique. Chaque secteur d’activité comporte ses spécificités et certaines entreprises semblent plus à même de proposer la semaine de 4 jours de travail à ses collaborateurs. Tout dépend de la masse salariale, de l’organisation interne, du volume et de la saisonnalité de l’activité(entre autres). Il convient alors pour les employeurs de se poser les bonnes questions sur les objectifs réalisables et sur les différentes manières de mieux les réaliser. Dans un contexte de guerre des talents et de recherche des meilleurs profils sur le marché du travail, les employeurs ont tout intérêt à recourir à ce genre de pratique organisationnelle quelque peu innovante, dans la mesure où l’encadrement est bien mené.


Sources : BBC / The Guardian / Business Insider / Numerama / Les Echos Start

Femmes Freelance, où en sommes-nous ?

Posté le 6 novembre 2019 par

Être Freelance est une tendance de plus en plus importante sur le marché du travail. Les mutations et les nouvelles formes d’emploi creusent leur sillon qui grandit chaque année. Face à ces modifications structurelles, conjoncturelles et culturelles, nombreux sont ces anciens employés ou nouveaux entrepreneurs qui ont décidé de se lancer dans le monde Freelance. Ce nouvel eldorado parviendra-t-il à résorber les discriminations et à accorder aux femmes une réelle égalité salariale ?

Freelancing, une pratique de plus en plus populaire en France

Les évolutions du monde de l’entreprise sont réelles et arrivent petit à petit en occident. Les Etats-Unis s’y sont penchés depuis plus longtemps que nous et en résulte de véritablement changements des modes de travail. Les actifs désirent plus de flexibilité, souhaitent des structures plus horizontales, des changements de projets plus réguliers ou encore une organisation du temps plus libre.
Ainsi sont nés les profils Freelance sous des statuts juridiques allant de l’auto-entrepreneur à une société par actions simplifiées unipersonnelle (SASU) permettant de mettre en marche le mouvement et de profonds changements.

Être freelance, cela permet d’organiser son temps de la façon que l’on souhaite, cela permet de choisir ses missions en fonction de ses capacités et ses envies, d’horizontaliser son travail en supprimant la relation employeur-employé pour privilégier une relation de sous-traitance encadrée par un contrat.

La mouvance est réelle, les plus jeunes qui entrent sur le marché du travail et qui s’en retrouvent déçus ou frustrés ont vite fait d’élaborer leur propre micro-entreprise afin de s’épanouir dans leur milieu tout en offrant leurs compétences. C’est particulièrement le cas dans les nouvelles technologies où le travail dématérialisé est possible, que cela soit chez les développeurs, les designers ou encore les graphistes.

Cette popularité croissante peut s’expliquer par l’évolution du régime fiscal de l’auto-entrepreneur en France dont les plafonds autorisés ont doublé le 1er janvier 2018 mais également par l’apparition grandissante des espaces de coworking dans de nombreuses villes de l’hexagone. Ces nouvelles méthodes de travail couplées à la volonté d’un emploi du temps flexible offrent un terrain fertile à la poussée du freelancing.
Est-ce là un bon moyen pour les minorités d’équilibrer le monde du travail et de s’imposer face à sa rigidité ?

Les femmes et le Freelancing

En France, le taux de femmes Freelance est de 30 % dans le monde. Ce chiffre est à comparer au 47 % de femmes présentes sur le marché du travail. Cela s’explique par le fait que le secteur du digital est sur-représenté chez les Freelance. C’est un secteur pour le moment délaissé par les femmes où elles sont seulement 27 %. Donc, le statut de Freelance serait une opportunité pour les femmes de se développer dans le secteur du numérique.

En 2014, le salaire des femmes était encore inférieur de 19 % par rapport à celui des hommes. Le freelancing est un espoir pour rééquilibrer les forces afin d’abolir les différences salariales. Chez les Freelance, le taux journalier moyen des femmes est de 16 % inférieur à celui des hommes. Si la différence est en baisse, il reste encore du chemin à parcourir pour atteindre l’équilibre. Certaines catégories de métier échappent à cette tendance et, chez les motion designer et les réalisateurs, le taux journaliers moyens est légèrement supérieur chez les femmes.
Être Freelance, c’est avoir la possibilité de pratiquer les tarifs souhaités sans participer au sexisme ambiant qui règne sur le monde classique de l’emploi. Malgré un taux de formation sensiblement supérieur à celui des hommes, le taux journalier moyen reste encore inférieur.

Pratiquer le taux horaire qu’elles souhaitent, organiser leur emploi du temps comme elles veulent et avoir la flexibilité d’un travail à la maison semble séduire de plus en plus de femmes et être une alternative viable face au salariat plus classique. Le portage salarial qui permet de garder un statut de salarié tout en étant indépendant est un véritable plus qui permet d’être mieux pris au sérieux face aux banques ou aux assurances.

Il a également été prouvé que les femmes freelance sont plus performantes que les hommes. En effet, celles-ci ont tendance à mener de manière plus certaine les projets à terme. Elles ont 14 % de plus de chance que les hommes de terminer un projet pour lequel elles se sont engagées. C’est un chiffre extrêmement important étant donné que les missions Freelance sont généralement assez courtes, six mois tout au plus, et qu’il est important de rester crédible dans ses engagements.

Les femmes sont encore largement sous-représentées dans le milieu technique que cela soit chez les Freelances ou sur le marché du travail en général. Le taux de femmes dans les études techniques ou informatiques est encore loin de la parité mais tend vers une amélioration, comme le montre l’étude de Stack Overflow sur les développeurs. Cette disparité s’inverse dans les métiers de la communication, du marketing, du community management et de la rédaction où les femmes sont majoritaires. Ces disparités sont culturelles et se résorberont dans les années à venir suivant les évolutions du marché Freelance et des directives prises par le gouvernement au sujet de l’égalité salariale.

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Sources : baromètre freelance Malt, xxe et ITG
Photo : Edu Lauton, Unsplash

 

En dix années, comment ont évolué les méthodes de recrutement ?

Posté le 24 juillet 2019 par

L’Apec réalise chaque année une étude sur le recrutement externe des cadres dans les entreprises de plus de cinquante personnes. Après dix années d’observation, ils nous livrent une étude qui remet en perspective les dix dernières années pour observer les variations et les évolutions des méthodes de recrutement. Presque 1500 entreprises ont été interrogées sur leur dernier recrutement externe de cadre entre janvier 2018 et janvier 2019, révélant ainsi les dernières tendances.

L’indétrônable et incontournable offre d’emploi

Volonté de transparence ou arrivée dans la cour des grands des réseaux sociaux, le fait est que 89 % des entreprises ont rédigé une offre d’embauche lors de leur dernier recrutement. C’est, en effet, un moyen relativement facile à mettre en place puisqu’il peut ensuite être diffusé par d’autres canaux et ainsi toucher plus de monde. C’est donc naturellement que les entreprises l’utilisent presque systématiquement.

Entre 2008 et 2018, les moyens de sourcing pour recruter un nouveau cadre au sein de l’entreprise n’ont pas bougé. Sur le podium se trouvent toujours les offres d’emploi, les candidatures spontanées et le réseau de relations du recrutement mais un nouvel arrivant détrônera peut-être ces deux derniers : les réseaux sociaux professionnels.

L’utilisation de l’offre d’emploi ne cesse de grimper et ce depuis 2012. En 2018, elle est utilisée par 89 % des recruteurs lorsqu’ils cherchent à employer un cadre. Ce score très élevé la propulse à la tête des moyens de recrutement les plus utilisés. Néanmoins, cette utilisation varie suivant le nombre de salariés de l’entreprise. Le chiffre grimpe à 94 % lorsque l’on parle d’une entreprise de plus de 1000 salariés, alors qu’il baisse à 84 % pour les entreprises allant de 50 à 100 salariés.

Largement derrière, la candidature spontanée arrive tout de même à la deuxième place avec 58 % des entreprises qui en ont eu l’utilité lors de leur dernière embauche de cadre. C’est un chiffre en constante dégringolade depuis 2009 où elle avait atteint son record de 71 %. Ce pic enregistré entre 2009 et 2011 correspond à la période post-récession, où chacun tentait sa chance. Aujourd’hui, ce sont les entreprises du secteur informatique (65%) et les petites entreprises (61%) qui ont le plus recours à ce moyen de sourcing.

Sur la dernière marche du podium, l’utilisation du réseau de contacts du recruteur a progressé entre 2008 et 2018, passant de 48 % à 55 %. Cela peut aussi bien être son réseau professionnel ou personnel. Ce moyen est particulièrement utilisé par les petites entreprises (61%) et les entreprises de l’hôtellerie, la restauration et les loisirs (66%).

Dans tous les cas, les recruteurs n’hésitent pas à mettre toutes les chances de leur côté en usant de la technique du multi-sourcing et en mobilisant toutes leurs ressources et tous leurs canaux pour décupler leurs chances de trouver le cadre qu’ils recherchent.

Source : Apec

L’arrivée des réseaux sociaux professionnels

Le trio de tête est talonné par l’arrivée des réseaux sociaux professionnels qui sont passés de 12 % en 2008 à 53 % en 2018 ! Une progression record qui promet encore de belles augmentations dans les années à venir. Cela est en partie dû à la généralisation de la candidature simplifiée qui permet de décomplexer l’acte de postulation tout en rapportant des profils pertinents. C’est à la fois simple et rapide, le lien entre le candidat et entreprise n’en est que renforcé.
Cette pratique est utilisée par la moitié des entreprises qui postent une annonce sur les réseaux.

Ces réseaux sociaux professionnels sont également le fer de lance utilisé pour le développement de la marque employeur. Les recruteurs misent d’ailleurs essentiellement sur celui-ci pour attirer leurs candidats cadres. En quelques années, il y a eu une réelle prise de conscience de l’importance de l’image que renvoie la marque auprès des candidats. Ce n’est pas le seul levier que les recruteurs utilisent pour parfaire leur image, puisque l’amélioration du parcours et de l’expérience utilisateur est aussi très importante à leurs yeux.

De plus, ces réseaux permettent une vérification plus aisée des diplômes ou des références professionnelles quand ceux-ci sont encore largement contrôlés par les entreprises. Si la fiabilité n’est pas totale, les recommandations présentent sur les différents profils peuvent tout de même aiguiller sur la crédibilité d’un candidat.

Source : Apec

Le classicisme du recrutement

Si nous avons déjà vu que l’offre d’emploi était incontournable lors d’une recherche de cadre, d’autres points très classiques persistent dans le milieu du recrutement et ce, même avec l’arrive disruptive des réseaux sociaux professionnels.

La lettre de motivation est encore essentielle pour la majorité des entreprises puisque celle-ci la demande 8 fois sur 10. Dans les secteurs où les réseaux sociaux ont pris le dessus, cette habitude commence à se perdre.

Elle reste tout de même demandée systématique dans 54 % des candidatures et sont toutes lues dans 61 % des cas, ce qui brise le mythe de la non-lecture de ces lettres de motivation. Il est donc essentiel de ne pas passer outre cette étape. D’ailleurs, cette lettre est lue dans 87 % des cas par les RH des entreprises.

Le coup de téléphone avant une rencontre physique est souvent effectué. Même si, aujourd’hui, ce sont les présélections téléphoniques qui se démocratisent. 61 % des entreprises s’en sont servies en 2018. Cela permet, en effet, de vérifier les informations factuelles du CV, d’avoir une première approche et de prendre conscience des soft skills du candidat, de son attitude, de ses réponses au téléphone, etc.

Source : Apec

Malgré l’arrivée des réseaux sociaux, les vérifications et les tests sont toujours d’actualité. 9 entreprises sur 10 contrôlent les références des candidats ou leurs diplômes. Ces contrôles sont en partie exacerbés quand l’entreprise fait appel à un cabinet de chasse ou de recrutement.
Quant aux tests, ils sont généralement mis en place lors du dernier entretien et se font dans 44 % des cas. Ils prennent différentes formes : mise en situation professionnelle, personnalité, de langue ou psychotechniques. Les tests techniques sont très présents dans le milieu de la tech, à hauteur de 30 % des entretiens.

Source : Apec

La clé du recrutement : l’entretien physique

Après toutes ces étapes, écrites, téléphoniques, distantes, la quasi-totalité des candidats passe par la case de l’entretien physique. Et, s’il n’est pas physique, c’est qu’il est remplacé par une visioconférence. La moitié des entreprises reçoit au moins quatre candidats en entretien, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’entreprises de 1000 salariés ou plus et qui disposent d’un budget conséquent alloué aux candidats.

Dans l’autre sens, lors d’un recrutement sur dix, un seul candidat est reçu en entretien. Et, dans près de trois cas sur dix, ce sont des candidats connus et / ou recommandés, tout cela passe tout par le réseau. Quant aux personnes âgées de 55 ans et plus, elles sont plus de 30 % à ne passer qu’un seul entretien, contrairement aux moins de 30 ans qui ne sont que 11 %. Cette statistique est due au à la taille du réseau professionnelle fortement corrélée à l’âge et à sa connaissance du milieu.

Source : Apec

Les entretiens sont si privilégiés que dans 42 % des recrutements en informatique, les candidats passent 3 entretiens avant d’être recrutés. Pour les postes à haute responsabilité, telle que la direction d’entreprise, les candidats passent souvent 4 entretiens car la décision revient à un plus grand nombre d’acteurs.
En général, les entreprises qui reçoivent peu de candidats sont celles qui font passer le moins d’entretiens, et inversement.

Source : Apec

Les entretiens sont donc une étape clé avant la signature du contrat et s’imposent encore et toujours comme faire-valoir d’une embauche. Difficile de déterminer si d’autres alternatives viendront le détrôner dans le futur ou si celui-ci restera inébranlable jusqu’à une métamorphose durable du monde du travail. Néanmoins, l’arrivée des réseaux sociaux et les premières approchent téléphoniques permettent aux entreprises de perdre moins de temps et d’effectuer de premières sélections.

Source : Sourcing Cadres 2019 – Apec
Photo : Helloquence

 

 

Infographie : la gestion du temps des développeurs en 2019

Posté le 28 mai 2019 par

L’étude d’Active State est arrivée durant le mois de mai. 1 250 développeurs de 88 pays différents ont pris le temps d’y répondre. Au milieu des informations relatives aux divers langages et aux profils des développeurs, nous retrouvons des informations au sujet de leur méthodologie de travail et de leur organisation. Voici les chiffres illustrés par nos soins !

Infographie de la gestion du temps des développeurs en 2019

Adopter le télétravail : Pourquoi c’est une bonne idée ?

Posté le 19 juin 2018 par

De plus en plus présent au sein des entreprises, le télétravail consiste, pour l’employeur, à autoriser le salarié de manière temporaire ou permanente à travailler en dehors des locaux de l’entreprise. Le plus souvent, le salarié travaille depuis son domicile, mais il peut également opter pour un lieu qu’il affectionne tout particulièrement : un café, une bibliothèque, ou encore un espace de coworking. Selon les contrats et les pratiques des entreprises, il peut être amené à utiliser des moyens de communications bien définis et peut se rendre dans les locaux de l’entreprise à une fréquence régulière ou occassionnelle. Dans cet article, vous en saurez un peu plus sur les bénéfices du télétravail mais aussi sur l’efficacité générée auprès de certaines sociétés l’ayant déjà adopté.

Quelques chiffres qui illustrent les bénéfices du télétravail

  • 16,2% de télétravailleurs en France
  • 74% d’entre eux évoquent des conséquences positives sur leur qualité de vie
  • 68% d’entre eux évoquent des conséquences positives sur leurs conditions au travail
  • 65% d’entre eux évoquent des conséquences positives sur leur efficacité au travail
  • 60% des entreprises ayant économisé sur le télétravail ont constaté des gains de productivité

Pourquoi certaines entreprises ont adopté le télétravail ?

Une des forces d’une entreprise est généralement d’avoir un turnover faible et de ce fait, de fidéliser ses collaborateurs, pour que ces derniers s’épanouïssent dans le temps auprès de l’entreprise. Dans ce contexte, le télétravail peut constituer une piste intéressante à explorer. En effet, le télétravail apporte très souvent plus de flexibilité, une meilleure rationalisation des coûts mais aussi une productivité optimisé. Ceci est vrai dans le cas où l’entreprise a su combler les difficultés liés au télétravail, à savoir la gestion d’une nouvelle organisation du travail, l’équipement informatique, la sécurisation des accès distants et la protection des données… Mais souvent, les sociétés qui ont opté pour le télétravail parviennent très bien à résoudre ces difficultés. Pour certaines, le bien-être des salariés n’est pas le seul bénéfice attendu par le télétravail. À titre d’exemple, certaines entreprises voient dans le télétravail un moyen subtil de faire croître leurs effectifs, sans pour autant avoir à augmenter la capacité d’accueil de leurs locaux. De plus, en cas de grèves des transports, de chute de neige ou autres, le télétravail permet de garantir l’activité des salariés.

adopter-le-teletravailFaire face au prix de l’immobilier

Le télétravail apporte bien évidemment une amélioration sur ce point, puisque vos salariés travaillent depuis chez eux. Cela permet donc de faire face au prix élévé de l’immobilier dans les grandes villes et donc de rationaliser les surfaces à disposition des entreprises. Renaud Gili, DRH de l’entreprise Industrielle Omya a été confronté à cette problématique en 2012. Afin de rationaliser les coûts, l’entreprise a décidé de renoncer à son siège parisien et de le rapatrier dans l’un de ses sites de production à Chalons-en-Champagne. « Il paraissait difficile de contraindre les collaborateurs du siège à déménager en Champagne, indique le DRH. C’est pourquoi nous avons proposé la mise en place du télétravail aux équipes managériales et RH ». Aujourd’hui avec le télétravail, Omya a rationalisé sa politique immobilière et généré des économies d’échelle importantes.

faire-face-prix-immobilierFavoriser l’équilibre vie professionnelle & vie familiale

C’est le cas de l’entreprise Babilou, acteur majeur des crèches privées en Europe, et premier groupe de crèches d’entreprises et de collectivité en France. Chez Babiliou, 80 des 280 collaborateurs du siège social exercent en télétravail, soit 28,5% des effectifs, et tous sont à l’origine de la demande de télétravail. Dans ce cas ci, le télétravail est un confort supplémentaire proposé aux collaborateurs qui le désirent, entre une demi-journée et une journée par semaine.

equilibre-vie-privee-professionnelRéduire les déplacements et la fatigue des collaborateurs

La Direction des marchés Entreprises de Bouygues Telecom revendique 950 collaborateurs et dès 2011, l’entreprise a lancé des projets pilotes pour évaluer le télétravail. Elle compte aujourd’hui environ 20% des effectifs qui ont opté pour le télétravail. L’idée est ici de réduire le stress des employés lié aux transports, mais aussi d’offrir plus de flexibilité aux équipes. Des équipes moins fatigués et moins stressés sont davantage à l’écoute des clients, tout en étant plus efficaces et plus concentrées. Tout cela se traduit au final, par une meilleure fidélisation et des volumes d’affaires en hausse.

reduire-deplacements-transportsRéduire l’absentéisme et limiter le turnover

C’est également un aspect positif du télétravail : l’absence ne cause plus de désorganisation. Si un collaborateur doit rester chez lui pour des raisons personnelles (pannes de véhicule, enfant malade, etc…) il reste opérationnel au travail. C’est un avantage pour l’employé comme pour l’employeur, et cela permet de réfleter une relation de confiance entre les deux parties. Cette confiance permet indirectement d’obtenir des collaborateurs plus fidèles et donc d’économiser sur d’éventuelles campagnes de recrutement. Spécialisée dans le marketing et la communication, l’entreprise Aressy a développé un télétravail « à la carte » susceptible de concerner 15 à 20% des effectifs de manière ponctuelle ou permanente selon les postes concernés. Résultats : un respect des rythmes de chacun, une efficacité optimale, des collaborateurs heureux.

reduire-absenteisme-turnoverSources : Enquête Bouygues BBlog – Le rapport Mettling, remis au Ministère du travail en septembre 2015 – Enquête BVA réalisée
pour le compte de la société de conseil Sémaphores Entreprises (groupe Alpha) publiée en novembre
2015 – Étude Harris Interactive mettait en lumière en 2015 – Étude Ipsos 2014

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Base de données : MongoDB prépare son introduction en bourse

Posté le 29 août 2017 par

Ces derniers jours, le spécialiste des bases de données MongoDB aurait soumis un dossier aux autorités financières en vue de son introduction en bourse d’ici la fin de l’année, selon le site d’informations technologiques TechCrunch.

Le dépôt de dossier s’est effectué sous couvert du JOBS Act, qui depuis 2012 en assure la confidentialité pendant 15 jours, permettant ainsi aux investisseurs de prendre connaissance du dossier avant sa divulgation au public. La possibilité d’un rachat de l’entreprise par un acteur privé n’est pas exclu. L’opération ne serait pas une surprise puisqu’en mai dernier, le Wall Street Journal indiquait que MongoDB avait déjà recruté des banquiers d’affaires pour travailler sur une potentielle introduction en bourse.

Basé à New York, l’éditeur de base de données open source NoSQL a levé plus de 300 millions de dollars depuis 2008 auprès d’investisseurs tels que Red Hat, Salesforce Ventures, EMC, Sequoia Capital, T.Rowe Price ou Intel Capital. La dernière levée de fonds date de plus de 2 ans et la jeune pousse était alors évaluée à 1,6 milliard de dollars. L’entreprise propose des bases de données open source notamment utilisées par Adobe, eBay et Citigroup ainsi qu’un service cloud de DbaaS (database as a service) dénommé Atlas.

MongoDB a été fondé par Eliot Horowitz, son actuel directeur technique, et Dwight Merriman, deux anciens de DoubleClick, un spécialiste du ciblage comportemental sur internet acquis par Google en 2007 pour 3,1 milliards de dollars. Dev Ittycheria, qui fut notamment président de BMC Software et directeur général d’OpenView, est le président et CEO de l’éditeur new yorkais.

 

Sources : Techcrunch.com / Zdnet.fr / Silicon.fr / Channelnews.fr

Le management collaboratif, comment ça marche ?

Posté le 11 août 2016 par

Tout le monde en parle : le management collaboratif serait LA nouvelle bonne manière de gérer ses équipes. En envisageant l’entreprise de manière plus horizontale, les managers permettraient à tous leurs salariés de s’inclure dans les décisions et la vie de l’entreprise. Si cette vision est aujourd’hui de plus en plus partagée, les principes collaboratifs ne sont pas pour autant une solution miracle … Mais elle peuvent vous apporter des idées pour mieux manager ! Afin d’y voir plus clair, nous vous proposons de découvrir les grands piliers fondateurs du management collaboratif.

Qu’est-ce que c’est au juste, le management collaboratif ?

Aux antipodes des principes bureaucratiques classiques, le management collaboratif veut repenser la relation entre manager et salariés. Mais comment ?
En diluant la notion de hiérarchie ! Exit les vieilles façons de fonctionner, où manager signifiait imposer des ordres sans aucune discussion possible, et où la communication se faisait principalement de manière verticale.
Le leader collaboratif donne l’opportunité à ses collaborateurs de participer à la prise de décision, mais aussi d’être force de proposition et de suggérer leurs idées au quotidien. Les mots clés cachés derrière ces grands termes ? Une nouvelle méthode de travail privilégiant la prise d’initiative, la créativité, la stimulation, la liberté … Et la performance !

Manager collaborativement, dans les grandes lignes …


Concrètement, le manager collaboratif, il fait quoi ?

Il délègue en partie son pouvoir et responsabilise

Gestionnaire d’une petite ou moyenne équipe, le manager est souvent la tête sous l’eau face à toutes les responsabilités qui reposent sur lui. Pour résoudre ce problème, il va donner des objectifs clairs à ses équipes, mais leur laisser une certaine marge de manœuvre dans leur travail. Faites confiance, laissez vos collaborateurs prendre des initiatives !

Il s’adapte selon chacun de ses collaborateurs

Les équipes sont composées de personnalités différentes, aux fonctionnements multiples. Dès lors, le manager collaboratif s’attachera à s’adapter aux compétences et au rythme de travail de chacun. Comment ? En tentant – dans la mesure du possible – de personnaliser les objectifs de chaque salarié, et en écoutant ses proposition.

Il communique et écoute

Un point très important : il a une approche différente de la communication au sein de la structure qui est sous sa responsabilité. Cela transparaît à travers plusieurs choses : les niveaux hiérarchiques sont atténués – ou peu employés -, il est transparent quant aux projets et informations concernant le service, et demande des retours et des avis sur les grandes décisions à prendre.

Il favorise le teambuilding et l’esprit d’équipe

Le manager collaboratif n’hésite pas à créer des petites équipes, pouvant piloter (de manière assez autonome) les projets qu’ils rencontrent au quotidien. Pour leur permettre de mener leur mission avec brio, il pourra attribuer des rôles de leader temporaires, pour avoir un point de référence lors des mises au point. Ce rôle de leader peut être amené à tourner au fil des projets, afin de ne pas instaurer de jalousies, mais aussi pour donner l’opportunité à tour de rôles à vos équipes de gagner des compétences en gestion de projet.

On y est, vous savez enfin à quoi ressemble la vie d’un service managé par un esprit collaboratif ! Vous travaillez vous-même dans une ambiance collaborative ? Partagez avec nous votre expérience dans la rubrique commentaires 🙂

 

Article écrit par PierrickG. / Remis en ligne par PierreB. lors du changement de site

Mon Super Voisin, l’entraide novatrice entre voisins

Posté le 28 juillet 2016 par

Mon Super Voisin, l’entraide novatrice entre voisins

L’écosystème des startups françaises a encore de beaux jour devant lui ! En surfant sur l’économie collaborative, Mon Super Voisin propose un concept qui devrait intéresser nombre d’entre nous : une application de services et d’entraide entre particuliers. Vous ne savez pas réparer votre lavabo mais pouvez aider votre voisin dans son déménagement ? Cette future application mobile vous permettra permettra de faire appel au savoir-faire de vos voisins pour optimiser votre temps, ou de mettre les votre à disposition à disposition pour obtenir un complément de revenu !

Un concept simple et novateur, basé sur l’entraide

La jeune pousse parisienne Mon Super Voisin se prépare à révolutionner votre vie avec une idée simple : le jobbing.
Comme beaucoup, vous passez de longues semaines éreintantes au travail, ne vous laissant que très peu de temps pour vaquer à vos loisirs et occupations. À peine le week-end arrivé, voici que reviennent les tâches habituelles : ménage, repassage, parfois jardinage ou même déménagement : être sur tous les fronts s’avère mission impossible ?

Ou bien au contraire, vous souhaitez mettre à profit vos aptitudes de la vie de tous les jours pour gagner un revenu complémentaire ?

Mon Super Voisin vient à votre secours pour trouver le voisin qui pourra vous aider ! Au menu : Bricolage, mécanique, tâches domestiques, transports, garde d’enfants, mode et beauté, web et multimédia … Toutes ces petites choses indispensables au quotidien, et qui vont transformer vos relations de voisinage ! Par l’intermédiaire d’une application mobile, il vous sera possible consulter les profils autour de vous pouvant venir en renfort sur vos missions au quotidien. La base du concept ? Un service rapide et sécurisé, pour vous simplifier la vie. Pratique, non ?

Un projet prometteur

Encore en production, Mon Super Voisin arrivera très bientôt sur vos smartphones. Grâce à une campagne de crowdfunding couronnée de succès sur Ulule, la levée de fonds escomptée par la startup a dépassé ses ambitions initiales : avec 22 000€ collectés, ce sont 112% de ses objectifs financiers qui ont été remplis ! Dès septembre prochain, l’application sera déployée sur Android et iOS, et devrait être proposée un petit peu partout en France. (Paris, Lyon, Bordeaux, Marseille …)

Nous souhaitons bonne chance à toute l’équipe dans la conquête de ce marché !

 

Article écrit par PierrickG. / Remis en ligne par PierreB. lors du changement de site