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22Sep 2016

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En France, le marché des drones s’envole !

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Sur les chaines infos, dans nos entreprises, et même nos ciels, difficile de l’ignorer : les drones sont partout. Ces robots pilotables sont encore souvent incompris, et pour cause : un drone peut être mille et une choses ! Objet de loisirs, arme ou même outil au service des entreprises, ces bijoux technologiques ne cessent de réinventer le quotidien. En France, comment ces derniers tirent-ils leur épingle du jeu ? Explorons le marché français de ces objets connectés !

Un drone, qu’est-ce que c’est ? Quelles règles pour les utiliser ?

Sorti de tout contexte, un drone est avant tout un objet volant (« aéronef ») inhabité, pilotable à distance, disposant d’une relative autonomie énergétique, pouvant effectuer diverses tâches au cours de ses vols. (Définition proposée par l’INSA Strasbourg)

Déjà grande liste de familles de drones peut être dressée. Vous entendez souvent parler des plus emblématiques (militaires, tactiques …), des plus technologiques (mini-drones, nautiques et sous-marins) … Et bien entendu, des drones de loisirs. Oui, vous pouvez vous procurer ces objets connectés pour vous amuser ! Mais attention à respecter leur réglementation, chaque année plus encadrée.

Face aux dérives engendrées par l’usage de ces robots du ciel, le gouvernement français publie chaque année de nouvelles lois destinées à les encadrer. Il faut le savoir : vous ne pouvez pas les utiliser en extérieur la nuit, ni au-dessus des propriétés privées, ni pour violer la vie privée d’autrui (non, vous ne pourrez pas espionner vos voisins !). Interdiction aussi de survoler des personnes, de voler à plus de 150m de haut, dans les couloirs aériens basse ou haute altitude, ni au-dessus de l’espace public en agglomération. Abstenez-vous aussi de les utiliser près d’aérodromes ou de zones surveillées : comme vous vous en doutez, ce ne sont pas des lieux appropriés !

Malgré toutes ces restrictions, le drone de loisirs reste très apprécié par les particuliers, pour les prises de vue en panoptique les plus impressionnantes. Leur pilotage reste néanmoins un véritable art homologué, dont la loi change chaque année. Si vos ambitions de pilotage sont supérieures à la prise de vue de votre salon, nous vous recommandons fortement de passer un brevet ULM, qui vous formera et vous encadrera aux yeux de la loi.

Les marchés émergents

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Le marché français est très friand de ces technologies, en particulier des drones de loisirs ! En 2015, la France était dans le top 3 des pays dont l’utilisation était la plus élevée, avec un pic de 288 millions d’euros de CA générés à échelle nationale. Créateur de 150 000 emplois en 5 ans, le secteur des loisirs séduit de nouveaux amateurs années après années.

Les fonctions vidéo/photo restent les plus populaires sur le marché. Il n’est donc pas étonnant de voir l’industrie du cinéma et le journalisme s’emparer de ces technologies : Films et reportages bénéficient de nouveaux points de vue, en proposant une toute nouvelle expérience à leurs publics.

Vient ensuite l’agriculture, qui développe le smart farming (agriculture connectée). L’intérêt ? Parvenir à surveiller des parcelles en temps réel, déterminer les besoins en engrais, en eau, ou même visualiser le moment le plus opportun pour les récoltes. À la clé, les agriculteurs parviennent à dresser de vraies cartographies de leurs exploitations, pour automatiser et optimiser leurs processus. Bienvenue dans le monde des « agridrones » !

Enfin, la topographie et la surveillance ferment le bal des marchés les plus porteurs en matière de drones civils. Les premiers dressent, à la manière des agridrones, des cartographies de terrains ou de mines. En un temps record, des espaces escarpés peuvent ainsi être analysés, et fournir de précieuses informations habituellement fastidieuses à collecter.

Les dispositifs de surveillance, quant à eux, ne sont pas aussi nouveaux que ces derniers. Employés depuis des années par les services secrets internationaux, ils sont régulièrement au coeur d’affaires d’espionnage : combien de fois avons-nous entendu des histoires suspectes de drones survolant les capitales européennes ? Ne cédons pas pour autant à la paranoïa : ces derniers sont aussi employés comme contre-dispositifs, destinés à assurer la sécurité en toutes circonstances.

Les startups françaises spécialistes des drones

banniere-article-drone-3Face au déferlement d’enthousiasme autour de ces derniers, les startups françaises se sont à leur tour engouffrées dans la brèche. L’occasion pour nous de passer en revue les principaux projets signés FrenchTech en 2016 !

Champion des levées de fonds, Delair-Tech est le leader mondial des créateurs de drones professionnels. Originaires de Toulouse, les équipes de la startup viennent de réunir 13 millions d’euros et prévoient de s’installer aux Etats-Unis. Un futur géant des technologies ? Il est encore tôt pour le dire, mais le projet de Delair-Tech semble bien parti pour remplir ses objectifs !

Les spécialistes de niches existent aussi : Azur Drones, entreprise créée en 2015, propose ses robots volants destinés à la topographie, la thermographie et le diagnostic. Drone Volt, pour sa part, se spécialise dans leur fabrication, leur montage et leur distribution. La part belle est également donnée aux formateurs : Depuis 2013, Techni-drones forme les professionnels de drones civils et télépilotes. Peut-être l’occasion pour vous de passer votre brevet de pilote d’objet connecté !

Pour autant, les innovations ne faiblissent pas ! Airvada, projet porté par des étudiants toulousains, développe les premiers drones gonflables, nommés « Diodon ». Waterproof, solide et ultraportable, Diodon a l’ambition de devenir le modèle loisir de demain. Peut-être voyons nous ici une nouvelle voie s’ouvrir pour le futur de ces objets volants identifiés 😉

Amateur de drones ? Partagez avec nous votre expérience dans la rubrique commentaires !

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